15 décembre 2025

Assemblée Nationale : Christophe Mboso appelé à justifier l’utilisation des 64 millions des dollars

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Plus que 14 jours nous séparent de la rentrée parlementaire, mais quelques jours seulement avant cette cérémonie, la chambre basse du parlement est éclaboussée par une affaire de 64 millions USD. Au cours d’un point de presse tenu le lundi 28 février, le député national Gratien de Saint Nicolas Iracan a invité le bureau Mboso de justifier l’utilisation de cette somme destinée au fonctionnement de la chambre, qui serait opaque :

«Le président de l’Assemblée nationale a géré près de 64 millions USD de fonctionnement, pour permettre aux élus nationaux de faire convenablement leur travail. Mais nous ne savons pas bien travailler. Dès lors, nous pouvons nous demander à quoi ont servi tous ces fonds du contribuable congolais », a-t-il déclaré.

Le blocage par le bureau Mboso des résolutions de l’Assemblée plénière, dont celle de la commission Défense et Sécurité mais aussi le gel de plusieurs initiatives de contrôle parlementaire ont également été dénoncé par cet élu de Bunia; pour qui, le comportement de Christophe Mboso bloque le développement du pays :

«En 15 mois, nous avons constaté une gestion politique chaotique au sein de l’Assemblée nationale. Les résolutions et recommandations sont bloquées. Les moyens d’information et de contrôle parlementaire sont gelés. Et vous savez la conséquence ? La corruption continue. Des millions de dollars sont détournés et les massacres continuent dans l’Est de la RDC».

Selon lui, la population est aux abois et dans une misère totale, par «irresponsabilité de l’Assemblée Nationale surtout à travers la tête qui gèle toutes les initiatives du contrôle sur le gouvernement».

Pour se faire, Gratien de Saint Nicolas Iracan a initié un pétition contre le président de l’Assemblée Nationale et tout son bureau. Cette pétition aurait déjà recueilli à ce jour plus de 70 signatures. Il lui faut atteindre, selon la loi, 125 signatures pour qu’elle soit maintenue et débattue à la plénière.

Joël Diawa

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