Victime de violation de ses droits fondamentaux, Augustin Matata va-t-il trouver son salut auprès de Félix Tshisekedi?
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Dans une correspondance adressée au président de la République, Augustin Matata Ponyo, l’ancien premier (2012-2016), dit être victime d’une «succession des violations de ses droits fondamentaux, non seulement en tant que citoyen, mais aussi en tant que sénateur».
Face à ce qu’il qualifie «d’injustice» et de «discrimination manifeste», Ce sénateur dit venir auprès du Chef de l’Etat en sa qualité de «magistrat suprême», mais aussi de «Garant des lois du pays» pour «solliciter la cessation de la violation de ses droits fondamentaux par les différents services étatiques et le rétablissement et la jouissance effectifs desdits droits conformément à a constitution».
Accusé d’avoir détourné ses centaines des millions des dollars américains du Parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo, Augustin Matata Ponyo fait face à des déboires judiciaires, depuis maintenant plusieurs mois. Dans son arrêt sous RP.0001 rendu en date du 15 novembre2021, la Cour Constitutionnelle a indiqué qu’aucune juridiction de l’ordre judiciaire ne peut juger un ancien premier ministre. Même la cour de cassation auprès de qui le dossier a été transmis, n’a pu démontrer sa compétence pour juger un ancien premier ministre pour des faits commis dans l’exercice de ses fonctions. Bien avant, le Parquet Général près la cour de cassation s’était déjà déclarée incompétent pour instruire et traiter ce même dossier, avant d’être transmis au Procureur Général près la Cour Constitutionnelle.
Une autre affaire pour laquelle était poursuivi Matata Ponyo, est celle relative au le détournement des fonds relatifs à l’indemnisation des biens zaïreanisés. Après avoir été entendu et placé en résidence surveillée, le dossier n’a jamais été clos, en dépit de la demande de classement sans suite pour défaut de charges confirmée verbalement par le Procureur Général près la Cour Constitutionnelle.
En dépit de l’épuisement de toute la procédure, le sénateur Matata Ponyo n’a toujours pas recouvré ses immunités. Il n’y a pas d’autres mots pour qualifier cette situation si ce n’est qu’une violation des droits fondamentaux d’un citoyen ou d’une discrimination ; et surtout qu’en date du 19 février dernier, il lui a été Interdit de quitter la ville de Kinshasa alors qu’il devait se rendre à Lubumbashi pour participer aux obsèques de sa petite sœur ; et cela comme d’habitude, sur ordre de la hiérarchie.
Au regard de l’arrêt de la cour constitutionnelle, Augustin Matata Ponyo rappelle au Chef de l’Etat, l’obligation qui qui est la sienne, de récupérer ses immunités ainsi que ses libertés de mouvement.
Joël Diawa
