Obsèques de Guy Kitoko Aloma : Merlin Kamalandua rend un hommage poignant à un grand formateur et sage
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Décédé le 4 septembre dernier dans l’incendie survenu dans une salle des fêtes à Kinshasa, Guy Kitoko Aloma, cameraman à la Télévision Nationale et membre actif de l’Union Nationale des Cameramen du Congo (UNCC), a été conduit à sa dernière demeure ce samedi 19 septembre 2026. C’était à l’issue d’une cérémonie funèbre empreinte d’émotion et de consternation, marquée notamment par la présence du ministre de la Communication et Médias, porte-parole du Gouvernement, Patrick MuyayaKatembwe.
Au nom de l’Union Nationale des Cameramen du Congo, son président, Merlin Kamalandua, a prononcé une oraison funèbre particulièrement émouvante.
« Il est des moments où les mots deviennent trop faibles pour traduire la douleur qui nous habite », a-t-il déclaré, avant de rendre hommage à celui qu’il présente comme « un confrère, un professionnel, un formateur, un sage, un homme de cœur ».
Pour Merlin Kamalandua, Guy Kitoko Aloma ne représentait pas uniquement un technicien de l’image. Son parcours au sein de la télévision nationale et son engagement dans la corporation en avaient fait une figure d’expérience et de référence.
Guy Kitoko Aloma était également un membre actif de l’Union Nationale des Cameramen du Congo, où il siégeait au comité des sages.
Pour Merlin Kamalandua, cette fonction n’avait rien d’un simple titre honorifique. Elle correspondait à la place qu’occupait réellement le défunt au sein de la profession.
« Un homme d’expérience, un homme de conseil, un homme dont la parole comptait », a souligné le président de l’UNCC.
Cette disparition constitue ainsi, pour la corporation, la perte d’une mémoire professionnelle, d’une expérience et d’un conseiller. L’hommage de l’UNCC a également pris une dimension particulière en raison de la disparition, quelques mois plus tôt, d’un autre membre du comité des sages, Ado Mujani.
Dans son oraison, Merlin Kamalandua a fait le rapprochement entre ces deux disparitions rapprochées, exprimant la douleur de voir disparaître deux figures expérimentées de la corporation.
« À peine avons-nous eu le temps de sécher nos larmes qu’une nouvelle disparition vient rouvrir nos blessures », a-t-il déploré.
La disparition d’un professionnel expérimenté ne signifie pas nécessairement la disparition de ce qu’il a construit. « Un sage ne laisse pas seulement un corps derrière lui. Il laisse des enseignements. Il laisse des souvenirs. Il laisse des œuvres. Il laisse des hommes et des femmes qu’il a formés. Il laisse une empreinte », a-t-il déclaré Merlin Kamalandua. Cette empreinte selon lui, constitue désormais l’un des principaux héritages de Guy Kitoko Aloma.
Pour Merlin Kamalandua, les hommages ne devraient pas attendre les moments de deuil.
« Guy mérite que nous nous souvenions de lui aujourd’hui. Mais il méritait aussi nos hommages de son vivant », a-t-il fait observer.
Au-delà de l’hommage à la mémoire de Guy Kitoko, le président de l’UNCC a invité ses confrères à tirer des enseignements de cette disparition.
Mieux prendre soin de la famille professionnelle, se soutenir davantage, transmettre les connaissances et reconnaître la valeur des anciens : tel est le message qui ressort de cette oraison.
Au terme de son oraison, Merlin Kamalandua a adressé un dernier message à celui qui fut son confrère et un membre du comité des sages de l’UNCC.
« Merci pour ton professionnalisme. Merci pour ton engagement. Merci pour ta disponibilité. Merci pour tes conseils. Merci pour ce que tu as transmis », a-t-il déclaré.
Dans un secteur où les cameramen sont quotidiennement présents sur les lieux d’événements, parfois dans des conditions difficiles, cette solidarité professionnelle apparaît comme un enjeu important.
Guy Kitoko Aloma quitte ainsi ses collègues, mais laisse derrière lui une expérience, des souvenirs et des professionnels qu’il a contribué à former.
Joël Diawa
