Enfin Jean-Marc Kabund sort du silence, et se dit victime d’un traitement discriminatoire
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Cette première prise de parole officielle, 33 jours après avoir annoncé sa démission du bureau de l’Assemblée Nationale via son compte twitter, était très attendue dans la mesure où tout le monde attendait voir la réaction de Jean-Marc Kabund après cette valse des réactions qui ont suivi sa décision, qui, jusque là, n’a pas été formalisée.
Contre tout attente, la première prise de parole de l’ancien président ai de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, UDPS, n’a concerné nullement la situation de sa démission.
Dans une correspondance adressée au président du bureau de la l’Assemblée Nationale dans un ton ferme, Jean-Marc Kabund rappelle à Christophe Mbosso sa demande d’évacuation à l’étranger pour des soins médicaux :
«J’aimerais vous réitérer avec insistance ma demande d’autorisation des sorties tel que discuté avec vous par téléphone depuis le 8 janvier 2022 dont les éléments ont été mise à la disposition de votre cabinet le 12 janvier, rappeler le 26 du même mois par courrier de mon chef de cabinet, vous transmettant mon rapport médical. Celui-ci décrit mon état de santé qui exige mon évacuation sanitaire en Grande-Bretagne suite au traumatisme subi au genou gauche».
A en croire l’ancien homme fort de l’UDPS et de l’Union Sacrée, cette inaction de Christophe Mbosso frise une atteinte au droit à la liberté :
«Il y a lieu de constater que ma requête est restée sans suite jusqu’ici. C’est pourquoi je voudrais relever que cette inaction continue à porter atteinte avant tout, à mon droit de circuler librement, lequel est garantie par la constitution de la République en son article 30 alinéa 1er et renchérit par le règlement intérieur de l’assemblée nationale conformément à son article 104 alinéa 1, 2, 3…»
Jean-Marc Kabund se dit par ailleurs, victime d’un traitement discriminatoire :
«le fait de ne m’avoir pas o ’autorisation de sortie jusqu’à présent malgré mon rapport médical mise à votre portée pour éclairer votre lanterne, s’apparente à une violation délibérée du règlement intérieur de notre chambre. Considérant que je suis non seulement député national mais aussi membre du bureau de l’Assemblée nationale, j’attends donc obtenir cette autorisation de sortie pour subir des soins hautement approprié. Il s’agit donc d’un droit constitutionnel garanti. Par conséquent, je ne saurais pas rester indéfiniment victime d’un traitement discriminatoire à cause de votre refus de signer».
La fermeté avec laquelle Jean-Marc Kabund a rédigé cette lettre, démontre combien il est en froid non seulement avec le bureau de l’Assemblée Nationale, mais aussi, sa famille politique.
Après avoir annoncé sa démission du bureau de l’Assemblée Nationale, Jean-Marc Kabund a essuyé des virulentes critiques venant pour la plus part, de sa famille politique.
Ci-dessous, la correspondance de Jean-Marc Kabund adressée à Christophe Mboso


Joël Diawa
