Journée mondiale de l’avortement sécurisé : le cadre juridique contradictoire qui expose les femmes et prestataires à la clandestinité
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Dans un communiqué publié ce 28 septembre 2025 en marge de la célébration de la journée mondiale de l’avortement sécurisé, le Réseau des Journalistes pour la Santé Sexuelle et Reproductive se dit préoccupé par la contradiction du cadre juridique de l’avortement en RDC, malgré la ratification par cette dernière du protocole de Maputo et sa publication au Journal Officiel depuis 2018.
Le RJSSR note que l’harmonisation des normes nationales n’est toujours pas effective, une situation qui visiblement expose les prestataires ET les femmes à recourir aux avortements de manière clandestine, exposant ainsi ces dernières à la mortalité maternelle qui du reste, est déjà très élevé au pays selon les enquêtes de démographie et de santé ( EDS 2023/ 2024).
Profitant de cette énième célébration de la journée mondiale de l’avortement sécurisé, ce réseau des journalistes spécialisés en santé sexuelle et reproductive se joint au plaidoyer des autres organisations de défense des droits des femmes et de la santé pour rappeler l’importance cruciale d’assurer aux congolais un accès sûr et légal à l’avortement dans les conditions énoncées par le protocole de Maputo. Il s’agit du cas de l’agression sexuelle, du viol, de l’inceste ou lorsque la grossesse met en danger la vie ou la santé de la mère ou du fœtus.
Il est donc plus qu’urgent que le parlement et la commission permanente de réforme du droit congolais s’activent à harmoniser le code pénal avec le protocole de Maputo. Ceci va sans nul doute contribuer à la réduction de la mortalité liée aux grossesses non désirées et aux avortements clandestins.
Le RJSSR appelle en outre le gouvernement à garantir la diffusion et l’application des normes nationales des soins complets d’avortement afin que les femmes aient accès à des services de qualité sans peur ni stigmatisation.
Chantal Kabasua
