RDC : Le Premier Président de la Cour de Cassation lance l’inspection des juridictions à la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe
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Le Premier Président de la Cour de Cassation a ouvert, ce jeudi 17 juillet 2025, l’inspection des cours et tribunaux de l’ensemble du pays. La Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe était la première juridiction à se soumettre à cet exercice.
Elie-Léon Ndomba Kabeya, Premier Vice-Président de la Cour de Cassation rappelé que « l’inspection des cours et tribunaux est un exercice régulier qui fait partie de son travail ».
« La parole de Dieu dit que la justice élève une nation et, ce sont les magistrats et les greffiers qui sont les premiers parmi les opérateurs judiciaires. Il est normal que je fasse ce contrôle accompagné des équipes de la Cour de Cassation pour voir comment le travail se fait par le magistrat, comment il se fait par les greffiers, est-ce que ils respectent les heures de travail, est-ce qu’ils respectent la procédure de travail, est-ce qu’ils font le travail qualitativement et quantitativement comme ils sont appelés à le faire », a-t-il précisé.
Au cas où il y a des fautes constatées, le Premier des magistrats du siège est catégorique : « des procédures disciplinaires peuvent être engagées ».
Elie-Léon Ndomba invite cependant les avocats les justiciables qui ont des plaintes à formuler à l’égard des magistrats et des greffiers de profiter de l’occasion.
« Les équipes des inspecteurs vont les recevoir ils vont vérifier et ils entendront les magistrats ou les greffiers sur ce qui leur est reproché. Après vérification s’il y a des fautes, elles seront sanctionnées », a-t-il souligné.
La Première Présidente de la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe dont la juridiction est la première à recevoir cette inspection, note que celle-ci est une occasion pour les juges d’appel de se faire contrôler en dépit de l’expérience engrangée :
« C’est très difficile de cacher certaines choses. Ce sont des vieux magistrats. L’inspection est un exercice auquel nous avons eu droit depuis le début de notre carrière. Au niveau de la Cour d’Appel, nous sommes tous des magistrats d’une certaine génération. Cet exercice ne doit pas nous déranger. C’est d’ailleurs une occasion pour nous, d’être contrôlé, d’avoir des critiques et de bénéficier de l’expertise des hauts magistrats qui viennent de la Cour de Cassation », renchérit Espérance Dia Akir Akir.
Cet exercice régulier vise à améliorer la qualité et la quantité du travail des magistrats et greffiers de la République. Il vise également à se faire un contrôle physique des magistrats et greffiers afin de vérifier la régularité du cursus des uns et des autres.
Joël Diawa
