Kinshasa : Inquiétude au sein de la famille de Florence Bolinga, militante du PPRD
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Depuis plusieurs mois, la famille de Florence Bolinga vit dans une profonde angoisse. Menaces, intimidations et agressions à répétition ont marqué le quotidien de cette militante engagée du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), depuis le début de l’année en cours.
Mariée et mère de quatre enfants, Florence Bolinga est connue pour son militantisme actif au sein du PPRD, parti de l’ancien président Joseph Kabila Kabange, actuellement en exil.
Depuis la rupture de la coalition entre le camp de l’actuel président Félix Tshisekedi et celui de son prédécesseur, les membres du PPRD dénoncent une série de restrictions et de violations de leurs droits politiques. Cette situation s’est illustrée notamment le 10 mars dernier, lorsque deux ténors du parti, Emmanuel Shadary et Aubin Minaku, ont été convoqués par les services de sécurité en raison de leurs activités politiques et de leur proximité avec Joseph Kabila.
Le 19 avril, le PPRD a été officiellement suspendu. Ses cadres, militants et sympathisants ont été réduits au silence. Évoquer le parti devenait synonyme d’arrestations, de menaces et d’actes de violence. Quelques semaines plus tard, le 25 juin, la justice militaire ouvrait un procès contre Joseph Kabila, au cours duquel le ministère public a requis la peine de mort à l’encontre de l’« autorité morale » du PPRD. À ces faits s’ajoutent de nombreux cas de violences physiques et psychologiques, d’arrestations arbitraires et d’intimidations.
C’est dans ce contexte que Florence Bolinga s’est illustrée en prenant publiquement la parole pour dénoncer ces mesures jugées discriminatoires et attentatoires aux droits civiques et politiques des militants du PPRD. Son engagement courageux lui a toutefois valu d’être la cible de menaces accrues, de violences et de pressions multiples, mettant également en danger l’intégrité physique de sa famille.
Craignant pour sa vie, Florence Bolinga a dû entrer en clandestinité avant, selon des sources concordantes, de réussir à quitter le pays. Mais son départ précipité n’a pas mis fin aux inquiétudes : ses proches, restés à Kinshasa, font désormais l’objet d’harcèlements et de menaces persistantes.
Aujourd’hui, la famille de Florence Bolinga vit dans la peur constante, redoutant à la fois pour la sécurité de la militante contrainte à l’exil, et pour la leur, exposée à de multiples pressions dans la capitale congolaise.
La Rédaction
