TGI Kolwezi : Une juridiction qui souffle l’État de droit
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Née du démembrement de la province du Katanga, la jeune province de Lualaba est entrain de prendre de l’ascenseur pour occuper une place importante au cœur du développement de la République Démocratique du Congo. Son appareil judiciaire n’est pas en reste quant à cette montée fulgurante.
Kolwezi, chef lieu de la province et son tribunal de grande instance en sont un exemple palpable. Depuis l’avènement, en août 2020, de Gabriel Muhiya Tunga à la tête du TGI Kolwezi, plusieurs innovations ont été apportées :
« Le tribunal compte sept juges et son président ça fait huit. Ce nombre permet au tribunal de rendre les décisions dans le délai légal, mais nous sollicitons qu’un juge soit ajouté dans notre ressort. Lorsqu’il faut former trois chambres, il faut avoir 9 juges. Si nous avons trois ou quatre chambres, il se peut que le moins séant se trouve dans plusieurs chambres. Nous avons créé plusieurs chambres pour permettre à certains juges, anciens, de continuer à présider des chambres de sorte qu’ils soient aguerris » a laissé entendre le président du TGI Kolwezi dans une interview exclusive accordée à infos-droitshumains.net.

Avec la création de plusieurs chambres, il se présente un besoin accru en terme de salle d’audience. Un problème auquel la solution est entrain d’être trouvée :
« Le tribunal de grande instance de Kolwezi fonctionne normalement en ce sens que nous avons un suffisant de personnel. Mais il y a des petites problème lié au nombre des locaux devant abriter les juges et greffiers. Il a aussi le besoin en terme d’une deuxième salle d’audience. À notre avènement, nous avons essayé de mettre certaines choses en branle pour faire fonctionner un local qui, autre fois, abritait les objets saisis. Nous avons entassé ces objets quelques part. Nous avons libéré ce local qui abrite présentement une petite deuxième salle d’audience de sorte que lorsqu’il y a deux chambres alignées, les audiences peuvent se passer concomitamment dans deux chambres différentes ».

Nonobstant ces innovations, Gabriel Muhiya reconnaît les efforts consentis par sa prédécesseur, qui a balisé par lui le chemin :
« Ma prédécesseur était une dame de fer. Elle avait déjà posé les jalons en ce qui concerne la discipline des juges que le fonctionnement de ce tribunal. Lorsque nous avons accédé à ses fonctions, les choses ont continué à évoluer normalement ».

Le ressort du tribunal de grande instance de Kolwezi s’étend jusqu’à la frontière avec la province du Haut-Katanga. La grande difficulté qu’éprouve cette juridiction reste le moyen de déplacement pour atteindre les coins les plus reculés a déploré Gabriel Muhiya :
« La première grande difficulté est liée aux moyens de déplacement. Le tribunal de grande instance de Kolwezi, au delà des communes de Dilala et Manika, son ressort va jusqu’à fungurume, lubudi, luambo avant d’entrer dans le Haut-Katanga. Il se fait généralement qu’il y a des infractions qui sont commises dans ces contrées et qui pourrait nécessiter la tenue des chambres foraines, mais il se fait parfois qu’on est buté à des difficultés liées aux moyens de déplacement des juges. Nous espérons que ces difficultés seront résolues ».
Une autre difficultés qu’éprouve le TGI Kolwezi est celle liée à l’archivage des dossiers :
« Les greffes sont inondés, il y a des dossiers qui sont entassés et d’autres qui s’ajoutent. Nous avons envisagé d’élargir quelques locaux pour bien conserver les archives ».

Au TGI Kolwezi, les infractions les plus récurrentes restent Généralement, la destruction du réseau de transport et de communication de l’énergie électrique, et les cas de viol. A l’aire de l’État de droit, Gabriel Muhiya assure les justiciables qu’il milite pour que les choses se passent normalement, selon la vision du chef de l’État. Il les invite à faire d’avantage confiance en la justice.
Merlin Kamalandua
