TGI/N’djili : La Présidente Marthe Fikilini plébiscitée par RCN Justice et Démocratie pour son exemplarité d’intégrité
Rédaction: +243 817 406 088
Dans le cadre de l’exécution du volet lutte anticorruption de la deuxième phase du Programme d’Appui à la Réforme de la Justice et du projet agir pour une justice redevable plurielle et intègre au Congo, RCN Justice et Démocratique a sanctionné positivement les magistrats qui se sont distingués par leur intégrité et par leur détermination à rendre une justice équitable à la population. C’est dans ce cadre que les prix de mérite de l’intégrité 2024 ont été décernés ce jeudi 10 Octobre, à 9 magistrats et un personnel administratif.
Au nombre des lauréats, l’on a dénombré Marthe Fikilini Kankolongo, Présidente du Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/N’djili qui non seulement s’est engagé dans la voie de modernisation de sa juridiction, mais surtout, œuvre depuis sa nomination, pour une justice juste et équitable dans le ressort de son Tribunal. En ce jour où parler de la justice congolaise renverrait à l’idée d’un corps malade qui ne serait constitué que des magistrats, son intégrité n’a donc pas été passée sous silence par l’organisateur.

La Présidente Fikilini qui a pris la parole au nom de tous les lauréats estime qu’avec cette récompense, RCN Justice et Démocratie « donne aujourd’hui, une preuve contraire honorant ainsi l’image ternie du magistrat congolaise, une des composantes de la justice congolaise. »
« A cette occasion, qu’il nous soit permis d’entrée de jeu de dire au nom de tous les bénéficiaires de ce prix, qu’il s’agit d’une reconnaissance de travail que fournissent tous les magistrats de la République Démocratique du Congo avec abnégation, dans les conditions ardues dont les présents nominés ne sont qu’un échangions. Décerner ce prix à nous entant que magistrat revient à dire pour le jury que, le magistrat a fait preuve d’un accomplissement dans ses fonction, d’un respect du droit de réserve, de probité, de loyauté, d’impartialité, d’incorruptibilité, de vigilance, de discrétion et d’une attention à l’image de la justice qu’il doit préserver à tout prix tant dans sa vie professionnelle que privée », a-t-elle indiqué.

Le fait pour nous de recevoir ce prix de mérite de l’intégrité 2024, renchéri-t-elle, « nous impose encore beaucoup d’effort pour améliorer tant soit peu, la qualité de la justice que nous devons rendre à tous les justiciables et à laquelle ce dernier a légitimement et effectivement droit. »
Ce prix est en outre la consécration d’un leadership féminin fort incarné par la Présidente du Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/N’djili qui le dédie à ses autorités :
« En recevant ce prix, le devoir de reconnaissance nous impose à remercier le Président de la République, Magistrat Suprême pour nous avoir nommés aux fonctions qui nous valent aujourd’hui cette reconnaissance. En deuxième lieu, nous témoignons toute notre gratitude envers Monsieur le Président de la Cour Constitutionnelle, Président du Conseil Supérieur de la Magistrature ainsi qu’à l’ensemble du secrétariat permanent du CSM pour avoir proposé aux président de la République nos noms pour nomination aux fonctions qui sont les nôtres aujourd’hui. En troisième lieu, le Premier-Président de la Cour de Cassation et le Procureur Général près cette Cour… pour leur leadership… pour impulser la bonne administration de la justice… », a dit Marthe Fikilini.

Les organisateurs restent en outre convaincus que le prix de mérite de l’intégrité 2024 reste une sanction positive pour ceux qui ont honoré le système judiciaire :
« Généralement, lorsqu’on parle de la lutte contre la corruption, on entend beaucoup des dénonciations, des sanctions, et pourtant, la lutte contre la corruption ne peut pas se limiter à ces dénonciations. Des actions entreprises pour réguler le fonctionnement de la justice font également partie des éléments clés pour prévenir et lutter contre la corruption. Aujourd’hui nous sommes revenus dans le cadre d’un autre type d’actions, celles de valorisation des acteurs du système judiciaire. Il s’agit des actions de reconnaissance, de valorisation. Des actions qui honorent ceux qui eux-mêmes, font honneur à leur profession », a laissé entendre Hugo Jombwe, Chef de Mission de RCN Justice et Démocratie en RDC.
Fier de ce prix obtenu par son épouse, Me. Jean-Marie Kabengela Ilunga voit en ce plébiscite, un ascenseur que Marthe Fikilini a rendu à ses autorités :

« …Par elle, nous participons à l’amélioration de l’image de la justice. Je pense que ce des vertus rares ; elle n’aurait pas dû faire cela sans le concours de ses collaborateurs, les juges, les greffiers, les agents judiciaires. On est fier d’elle parce qu’elle a rendu l’ascenseur aux autorités du pays qui lui ont fait confiance en la nommant à ces fonctions-là notamment, au numéro un des congolais, le Président de la République, Magistrat suprême, aux autorités du Conseil Supérieur de la Magistrature, le bureau ainsi que le Secrétariat permanent. Que ça soit sa famille ou ses collègues, nous nous sentons aujourd’hui fier d’elle parce qu’elle a fait ce qu’on pouvait attendre d’elle, rendre la seine justice », a déclaré Me. Kabengela qui a saisi l’occasion pour déballer certaines contrevérités distillées au sein de l’opinion :

« C’est une reconnaissance que même si l’on le veut pas la reconnaitre, il y a ce jury qui sort du silence pour dire que dans la magistrature, il y a des personnes qui travaillent dans l’intérêt de la nation. Nous devons rectifier aussi les tirs en disant que la justice ne renvoie pas nécessairement aux magistrats du siège ou du parquet, la justice est une structure systémique où il y a beaucoup d’intervenants ; Alors, nous devons penser qu’à travers la cérémonie d’aujourd’hui, les magistrats ont été honorés en ce que, ceux qui ont été nominés aujourd’hui ne sont qu’un échangions parmi tant d’autres. »
Pour parvenir à dénicher ces dix oiseaux rares, le jury constitué des membres du Conseil Supérieur de la Magistrature, des institutions spécialisées de lutte contre la corruption ainsi que de la société civile a enquêté dans les Parquets de Grande Instance et Tribunaux de Grande Instance de Kinkole, Kalamu et N’djili. Cette énième récompense des magistrats témoigné sans nul doute non seulement la confiance de la population envers ces acteurs du système judiciaire qui sont présentés à tort à l’opinion comme des ‘’mafieux’’, mais surtout, la reconnaissance des organisations internationales et de défense des droits de l’homme vis-à-vis du travail accompli par le magistrat congolais.
Joël Diawa
