Condamnation des sujets chinois pour proxénétisme : Érick Kuku Kiese Nzalabar se félicite du verdict du TGI/Gombe
Rédaction :+243817406088
C’est depuis le mardi 16 novembre dernier que le tribunal de grande instance de Kinshasa Gombe rendu son verdict en procédure de flagrance dans le dossier qui opposait le ministre public aux sujets chinois poursuivis pour proxénétisme, trafic des personnes à des fins sexuels et séjour irrégulier. Deux d’entre eux ont été condamnés à 10 ans et 3 mois de servitude pénale. Pour Érick Kuku Kiese Nzalabar ce verdict rendu par le TGI/Gombe est une leçon pour ceux qui s’adonnent à cette pratique :
« Je suis ravi que la justice ait condamné en procédure de flagrance les auteurs du proxénétisme et d’exploitation sexuelle en application de l’article 174 du code pénal congolais. Cela permet de lancer un écho très fort contre tous ceux qui tiennent des maisons closes ou de bordels appelés « kuzu » à travers la capitale et dans les quatre coins de la République. C’est en réalité, une condamnation judiciaire très forte de 10 ans à charge des auteurs de la traite des êtres humains qui en l’espèce s’est traduite, à la lumière des actes, du modus operandi et de l’exploitation infligée aux victimes, en une abjecte et honteuse exploitation de la prostitution d’autrui ».
« C’est un pan de réseau d’exploitation sexuelle ou de trafic sexuel entre la Chine et la rdc qui vient d’être éradiqué et on ne peut que s’en réjouir car ces criminels bénéficient souvent des soutiens de très haut placés » a-t-il poursuivit.
Érick Kuku Kiese Nzalabar a en outre félicité le procureur de la république près le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe, Edmond Isofa Nkanga, pour la diligence que son office y a réservé et surtout sur la qualité de l’instruction en flagrance devant le Tribunal de son ressort où il a personnellement, en tant que chef d’office, occupé comme Ministère public.
Pour le coordonnateur adjoint de l’Agence de Lutte contre la traite des personnes, APLTP, entre le proxénétisme et la traite des personnes, il n’y a qu’un pas :
« Par définition, le proxénétisme c’est le fait pour une personne appelée souteneur d’exploiter à son profit la prostitution d’autrui en exposant ou en poussant une autre personne à se livrer au commerce sexuel dont lui seul a le plein contrôle dans le choix de la clientèle, la fixation directe ou indirecte du prix et sa perception ainsi que si possible, du cadre ou du lieu de l’exploitation sexuelle. Le protocole additionnel à la convention sur la criminalité transnationale organisée tendant à prévenir, à réprimer et à punir la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants, auquel la Rdc a adhéré et que Son Excellence, Monsieur le Président de la république et Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, entend faire appliquer par l’ordonnance n° 27/019 du 22/04/2019 portant création, organisation et fonctionnement de l’APLTP (Agence pour la prévention et la lutte contre la traite des personnes), retient la prostitution forcée ou l’exploitation de la prostitution d’autrui comme une forme de la traite des personnes. Et en l’espèce, c’est bien ce sur quoi le tribunal de Grande instance de Kinshasa/Gombe a statué ».
Selon Érick Kuku Kiese Nzalabar, la récurrence du proxénétisme est liée essentiellement à la crise sociale, morale et économique et aussi au déficit des mesures préventives et répressives du côté de la police nationale, sans oublier la démission non voilée de bourgmestres de la Ville qui autorisent le fonctionnement de certaines terrasse-bars, night clubs ou ouvertement des maisons closes sans vérification de routine a priori ni a posteriori, faire des inspections d’usage.
En échangeant avec les OPJ et les bourgmestres dans ses différentes activités tendant à la formation des acteurs de première ligne dans la chaîne pénale, l’APLT insiste sur l’inversion des choses par de mesures plus énergiques que ces autorités publiques se doivent de prendre pour s’attaquer à ce phénomène criminel hors norme et d’une constante évolution pernicieuse. Aussi l’agence invite tour citoyen à dénoncer ces pratiques d’exploitation sexuelle qu’elle condamne.
Merlin Kamalandua
