1 mai 2026

La voix du sang : chronique poétique de Pat le Gourou

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Rédaction :+243817406088

Malgré cette vie que l’existence repasse,
La mort est une évidence qui nous chiffonne ;
Et lorsque nos propres biens font que l’on trépasse,
Ô, j’imagine tout le désarroi d’Yvonne!

Depuis le creux de la terre, ce sombre ventre,
Des ossements qui réclamaient leur chair, pleuraient ;
Ô, un sang qui crie, peut très loin se faire entendre,
Et le plus habile des fossoyeurs, leurrer!

Serviette dans la bouche, sachet pour cercueil,
Elle est passée d’humaine à viande d’abattoir,
Victime de ceux qui font du mal un recueil,
Dont les textes sont des suites des desseins noirs ;

L’envie produit toujours des miracles malsains,
Et on passe de conducteur à découpeur,
Et on efface les autres comme un dessin;
Et leurs biens sont des mets, et on devient soupeurs;

Ah, d’un chauffeur, ce qui freine est un véhicule,
Pourquoi donc celui-ci a-t-il freiné Yvonne,
La découpant, la pliant, comme un fascicule ?
Dans l’idiot, n’y a-t-il pas, bon sens qui résonne ?

Puisque la vie est une mort qui se repose,
Va ma sœur, toi pour qui, elle s’est réveillée,
Sur ta tombe, des mots, des phrases et des roses,
Sur ton meurtrier, ô, ton pardon se frayer…

Pat le Gourou
Actu-poésie

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