Célébration de 56 ans du Barreau congolais : Les avocats du Barreau de Kinshasa/Gombe invités à se remettre en cause scientifiquement et repenser leur profession
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Crée en 1968, le Barreau de la République Démocratique du Congo a célébré ce mercredi 10 Juillet son 56ème anniversaire d’existence. Il était question pour chaque Barreau du pays de commémorer d’une manière ou d’une autre cette journée combien importante pour l’avocat congolais. A Kinshasa, cette journée a été une occasion pour le Barreau près la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe de mettre à niveau tous les avocats de la capitales sur certaines questions qui impactent d’une manière ou d’une autre leur profession.
Pour ce faire, une matinée scientifique a été organisée par le Barreau de Kinshasa/Gombe au tour de deux thèmes riches et d’intérêt majeur pour la profession d’avocat à savoir ‘’ L’exercice de la profession d’avocat à l’air de l’intelligence artificielle’’ ainsi que ‘’les innovations de l’Acte Uniforme portant Procédures Simplifiées de Recouvrement et des Voies d’Exécution’’.
Le Professeur Kodjo Ndukuma qui a abordé le premier thème a rappelé que l’exercice de la profession d’avocat est en ce jour, caractérisé par l’avènement de l’intelligence artificielle qui représente à la fois un « un avantage » et « un danger » pour l’avocat. Un danger parce qu’à l’en croire, certains métiers d’avocats sont aujourd’hui « substitués» par l’intelligence artificielle. Pour y remédier, l’orateur a invité l’assistance à se « spécialiser » dans les domaines du droit.

l’auditoire à la matinée scientifique du BKG
Evoquant la question relative aux innovations de l’AUPSRVE, le Professeur Jerry-Alphonse Ntetika Mbakata et Me. Blaise Lunda ont abordé plusieurs aspects notamment, les compétences dévolues à l’huissier de justice et les modes de signification des actes ; les délais ; les innovations sur l’injonction de payer, de délivrer ou restituer ; les principes structuraux des voies d’exécution ; le juge du contentieux d’exécution ; les saisies conservatoires ; la saisie-attribution des créances tels qu’organisés par cet Acte Uniforme modifié en octobre 2023.

scientifique du BKG sur les innovations de l’AUPSRVE

du BKG sur les innovations de l’AUPSRVE
Des échanges enrichissants qui ont suscités une attention soutenue de l’auditoire; ce dernier a visiblement manifesté l’intérêt de creuser un peu plus loin.



Secrétaire de l’Ordre du Barreau de la Gombe et modérateur de céans, Me. Junior Kapuya voit en cette journée « une occasion de se mettre en perspective des combats qui restent à mener pour l’instauration effective de l’Etat de droit ».

l’occasion de la journée du barreau
La date du 10 Juillet est donc une occasion pour l’avocat congolais de se remettre en cause scientifiquement et repenser sa profession estime cependant le Bâtonnier de l’Ordre du Barreau de Kinshasa/Gombe qui s’est montré très satisfait de la réussite de cette organisation :
« 56 ans, ce n’est pas peu, 56 d’exercice laborieux de la profession d’avocat, 56 de rendre service à la communauté nationale, je crois que les avocats ont tout intérêt à ce qu’ils puissent se réjouir et repenser la profession et voir maintenant l’avenir. L’avocat est dynamique, il doit exercer sa profession tenant compte de l’évolution de son environnement. Aujourd’hui personne ne peut évoluer à-travers le monde sans maitriser l’outil numérique et l’avocat lui, chaque jour qui passe, gère les intérêts des autres, doit s’approprier et maîtrise l’outil informatique. C’est ce qui a pousser les avocats aujourd’hui à bien vouloir réfléchir sur la question et voir quelle attitude adopter au regard des règles déontologiques face à cette évolution technologique », a dit Me. Jean-Claude Mbaki Siluzaku.

BKG à l’occasion de la journée du barreau
Empêché, le Bâtonnier National a été représenté par Me. Pierre Okendembo Mulamba. Ce dernier a invité les avocats à faire preuve de maturité dans le respect des règles déontologiques :
« 56 ans, c’est l’âge de la maturité, le Barreau congolais est effectivement mur, il a grandi en âge mais aussi en taille parce qu’à partir de 1968, le Barreau avait moins de 100 avocats, aujourd’hui, le Barreau congolais compte 26035 avocats. Au départ, il y avait 9 Barreau, aujourd’hui, nous en avons 26. Donc, nous devons faire preuve de maturité particulièrement, dans le respect de des règles qui nous régissent pour que l’avocat congolais demeure toujours un avocat excellent », a rappelé en outre ce membre du Conseil National de l’Ordre.
Trêve de sciences, la célébration de cette journée s’est poursuivie plus tard avec la soirée de gala que le Barreau a offerte à tous ses avocats, question de se désaltérer et de se détendre.


Joël Diawa
