RDC: 40 à 60% des miliciens sont constitués d’enfants, la prévention contre le recrutement d’enfants comme soldat une nécessité qui s’impose pour les FARDC.
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Ces chiffres ont été révélés au cours d’une formation des formateurs co-organisée à Kinshasa du 19 au 23 octobre 2021 par le Service d’Éducation Civique, Patriotique et Actions Sociales des FARDC, SECAS, et l’institut Dallaire pour les enfants, la paix et la sécurité au cours de laquelle. Une formation qui a connue la participation de 20 officiers militaires dont 3 femmes.
L’objectif poursuivi était de renforcer ces officiers en capacités, afin d’être déployé sur terrain, particulièrement dans les établissements militaires, pour la transmission à leurs collègues, des connaissances acquises.
Au total, 15 modules axés essentiellement autour de la prévention sur le recrutement et l’utilisation d’enfants comme soldat ont été au centre de cette formation des formateurs. Ce marathon de cinq jours est d’une importance très capitale de l’avis de l’officier de liaison de l’institut Dallaire, Arsène Mukendi qui , au cours de son mot de clôture est revenu sur l’impérieuse nécessité de l’implication des toutes les parties prenantes afin de lutter efficacement contre ce fléau qui gangrène encore la RDC.
Il a par ailleurs renseigné qu’ environs 40 à 60% des miliciens sont constitués d’enfants; situation dramatique devant susciter l’attention des acteurs multi sectoriels engagés dans le secteur de sécurité. Cette situation dramatique résulte du fait que , la RDC a connues plusieurs périodes des conflits armés , avec comme conséquence le recrutement d’enfants comme soldat , les enlèvements , les meurtres , les mutilations et aussi les violences sexuelles, des véritables entraves aux droits des enfants.
En effet, selon le rapport publié par l’ONU, 1887 cas ont été recensés en 2018, une baisse a été cependant constatée en 2019 avec 906 cas. Le Kivu , dans la partie Est de la RDC demeure une zone où l’insécurité demeure, la région du Kasaï n’a pas été non plus épargnée avec les derniers conflits liés au phénomène kamuina nsapu. La prolifération et l’escalade des conflits sont à mettre au nombre des facteurs favorisant l’augmentation d’actes des violences envers les enfants.
Pour l’institut Dallaire, l’intérêt de l’enfant demeure au dessus de tout, avis partagé par le général major Camille Bombele, représentant du commandant SECAS. Ce dernier a profité de cette formation pour appeler les partenaires de la RDC dont la MONUSCO à interpeller les groupes armés à ne pas aligner les enfants au front, une situation difficile qui place généralement les militaires très bien formés qui doivent se défendre en cas de légitime défense .
Séance de scénario au centre supérieur militaire

Pendant deux jours , les participants ont eu droit à l’apprentissage pratique, un accompagnement supplémentaire offert par l’institut Dallaire salué par les participants .
Après deux jours en dehors du centre Supérieur militaire, les participants ont clôturé la formation au foyer social du camp kokolo où ils ont reçu leurs brevet de formation avec comme engagement, de restituer les enseignements reçus à leurs collègues.
Chantal Kabasua
