Droits des peuples autochtones et pygmées en RDC : La mise en œuvre effective de la loi du 15 juillet 2022 abordée au cours d’une conférence-débat
Rédaction :+243817406088
« Les avancées des droits des peuples autochtones de la RDC à la lumière de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme », ce sujet a été au centre d’une conférence d’information et de plaidoyer en vue de la mise en œuvre effective de la loi n°22/030 du 15 juillet 2022 portant protection et promotion des droits des peuples autochtones et pygmées en RDC. Une rencontre organisée ce 28 novembre 2023 à Kinshasa par le Réseau des Populations autochtones et locales pour la Gestion Durable des Écosystèmes Forestiers de la RDC (REPALEF), en collaboration avec internews et le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH).
Dans son allocution, la directrice adjointe du BCNUDH, Anne-Marie Dongi a félicité la RDC pour sa dotation d’une loi protégeant et promouvant les droits des peuples autochtones et pygmées conformément aux engagements internationaux. Ce, avant de souligner que plusieurs défis restent à relever pour garantir totalement le respect des droits de cette catégorie des personnes.
« Les peuples autochtones et pygmées sont confrontés à d’importants défis notamment en matière des droits économiques, sociaux et culturels. Pareillement la préservation et la valorisation de leurs cultures. Nous pouvons aussi noter les questions d’accès à la justice et bien d’autres », a déclaré Anne-Marie Dongi.
Face à cette réalité qui continue à discriminer et marginaliser les droits des peuples autochtones et pygmées au regard de la particularité de leurs conditions culturelle, linguistique et économique, le président du REPALEF a plaidé pour les mesures d’application et d’accompagnement de la loi portant protection et promotion des droits des peuples autochtones et pygmées en RDC. Une manière, selon lui, d’espérer à l’effectivité du respect des droits de cette catégorie humaine.
« L’étape suivante est la vulgarisation de cette loi avec les activités liées au renforcement des capacités, à la sensibilisation de la population pour le changement des mentalités et espèrer que les peuples autochtones et pygmées bénéficient suffisamment des atouts et opportunités issus de cette loi », a dit Kedi Bosulu.
De son côté, le directeur de cabinet du ministre des droits humains, Tony Ntambu a fait savoir que le ministre des droits humains va privilégier les recommandations de cette conférence-débat en vue de la mise en œuvre effective et efficace de la loi du 15 juillet 2022.
« Nous sommes d’avis au ministère des droits humains que ces discussions qui commencent et qui vont se poursuivre sont très importantes et le ministre des droits humains les porte beaucoup d’intérêt afin que les questions qui sont soulevées, soient mises en profit pour la valorisation des droits des peuples autochtones et pygmées », a indiqué Tony Ntambu.
Cette conférence-débat s’est tenue en perspective de la célébration du 75ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.
AM
