30 avril 2026

Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe : Notre élévation prouve l’engagement du Chef de l’Etat à promouvoir le genre et l’avènement du leadership féminin (Espérance Dia Akir Akir après son renouvellement de serment)

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Espérance Dia Akir Akir, Première Présidente de la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe a renouvelé son serment statuaire ce samedi 09 septembre 2023 au cours d’une audience solennelle ce, avant l’entrée officielle à ses nouvelles fonctions, conformément  aux dispositions de l’article 5 de la loi organique n° 06/020 du 10 octobre 2006 portant statut des magistrats.

Au Cour de cette cérémonie, Espérance Dia Akir Akir a rendu les hommages les plus déférents au Chef de l’Etat pour  « la confiance » placée en sa « modeste personne »

Première femme à être nommée Premier Président d’une Cour d’ Appel en République Démocratique du Congo, Espérance Dia n’estime que son élévation à ce rang « prouve d’avantage, l’engagement du Chef de l’Etat à promouvoir le genre et l’avènement du leadership féminin ». Un engagement déjà exprimé dans le secteur de la justice par la nomination de Marthe Odio à la tête du Conseil d’Etat.

Comme il est de tradition, en pareille circonstance, le Chef de juridiction appelé à prendre ses nouvelles fonctions est sensé développé un sujet de droit. La Première Présidente de la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe a développé celui relatif un «Procès équitable, gage de la restauration d’un Etat de Droit ».

Pour elle, le procès équitable constitue à la fois, un « droit fondamental des justiciables » et un « principe majeur pour la procédure judiciaire », dont la garantie et la preuve de réalisation résident dans la consécration des principes fondamentaux de Droit de l’homme parmi lesquels « l’indépendance du juge, le principe du contradictoire, la loyauté procédurale, le principe du délai raisonnable, le principe du délibéré, la présomption d’innocence ». A l’en croire, l’application des trois premiers principes pose problème.

«… la quête d’une justice qui soit réellement à la hauteur de la protection de droit des personnes est un facteur crédible de la restauration de l’Etat de droit et, c’est une préoccupation des longues dates qui traverse toute l’histoire de la République Démocratique du Congo depuis le Congo Belge à nos jours. Cette préoccupation a conduit au fil du temps à souscrire au principe de protection des Droits de l’Homme dont le Droit à un procès équitable reconnu à toute personne en justice tant en demandant qu’en défendant et dont la mise en application effective par les juridictions congolaises dépend du savoir-faire, des conduites et de la conscience des acteurs judiciaires parmi lesquels, les magistrats». C’est dans ce contexte poursuit-elle « que le Président de la République, magistrat suprême, dès son accession au pouvoir n’a cessé d’interpeller la conscinece des magistrats pour que la population bénéficie d’une justice équitable ».

Pour la mise en œuvre effective des principes fondamentaux d’un procès équitable, le juge joue un rôle majeur et transcendant aux côtés d’autres acteurs et auxiliaires de la justice ; c’est pourquoi, Espérance Dia Akir Akir a pour ce faire, formulé quelques recommandations à l’endroit des justiciables, acteurs et auxiliaires de la justice.

Elle a recommandé aux juges d’observer et de faire observer l’application scrupuleuse des principes fondamentaux d’un procès équitable car dit-elle, « ils sont astreints au respect de la loi ainsi qu’à leurs règles déontologiques et éthique ». Espérance Dia a mis en garde ; les greffiers  sur la reprise des fausses mentions sur les exploits et la subtilisation des frais de justice, les huissiers de justice sur les dérapages lors de l’exécution des décisions judiciaires consistant souvent à exécuter des décisions frappées d’appel ou de défense à exécution.

Aux justiciables, la Première Présidente de la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe a préconise leur collaboration avec la justice pour mettre hors d’état de nuire, tout acteur judiciaire dont le comportement est de nature à porter atteinte à l’application des principes d’un procès équitable. C’est ainsi qu’en sa qualité de Président de la chambre provinciale de discipline, elle a rassuré que tout manquement par un magistrat de ces principes, ne restera pas impuni  et dit attendre des justiciables « des dénonciations de tout dérapage des acteurs de la justice ».

Merlin Kamalandua

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