Formation en droit OHADA : Me. Landry Pongo attendu ce lundi à Kisangani
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Le barreau de la Tshopo organise le 16, le 17 et le 19 janvier 2023, dans la ville de Kisangani, une formation sur le Doit OHADA. Pour se faire, ce barreau a choisi le Centre d’Etude et de Promotion de l’OHADA, (CEPROHADA) aux fins d’animer la dite formation qui portera sur « Le recouvrement forcé des créances civiles et commerciales ».
Ce séminaire cadre parfaitement avec le projet du CEPROHADA pour l’année 2023. Me. Landry Pongo Wonya, coordonnateur Régional de ce centre a été désigné animateur de ces trois jours de la formation. Pour cet expert en Droit OHADA, l’objectif est mettre les autres provinces au même diapason que Kinshasa et Lubumbashi en matière du droit des affaires.
« Depuis l’adhésion de la RDC à l’OHADA en 2012, ce droit des affaires a évolué au pays en dents de scie, je pouvais dire, à deux vitesses. La première vitesse est celle où nous voyons dans les grandes villes telle que Kinshasa particulièrement et quelque peu Lubumbashi, les gens sont formés, quelque peu informés quoi que insuffisamment ; par contre, la deuxième vitesse est celle où dans les arrières pays il n’y a pas de promotion de l’HOADA, et pourtant nous sommes régis par les mêmes règles, nous sommes régis par les mêmes lois. C’est ainsi que le Centre d’Etude et de Promotion de l’OHADA a manifesté dans son programme, la volonté au cours de cette année 2023, de pouvoir descendre dans les arrières pays en commençant par la province de Tshopo, précisément à Kisangani en suite, nous serons dans les autres provinces », a indiqué Me. Landry Pongo.
A l’en croire, plusieurs thèmes seront abordés notamment, la saisie conservatoire des créances, saisie attribution des créances, saisie vente, saisie de rémunération, saisie appréhension, saisie revendication, même surtout, l’épineuse question de saisie immobilière.
« Vous savez plus que quiconque que la terre pour nous africains constitue un bien non seulement convoité mais aussi cher. A ce titre lors que les gens commencent à se voir désappropriés des leurs biens comme les parcelles en application des normes OHADA, il faut amener de l’information non seulement aux saisissants, mais aussi aux parties saisies pourquoi pas aux tiers saisis. Donc, toutes ces questions seront abordées avec approfondissement. C’est ainsi que j’ai dit au départ que cette façon de faire qui ne fait que favoriser la capitale n’est pas appréciable, il faut aller dans les arrières pays », a-t-il renchéri.
Depuis le 01 janvier de l’année en cours, la RDC occupe la présidence de la conférence des Chefs d’Etats et des Gouvernements de l’OHADA ; d’où il faudra accompagner le mandat de la RDC avec des actions palpables. Cette formation s’inscrit aussi dans ce cadre. Maitre Landry Pongo sollicite pour se faire, l’appui du pouvoir public pour le mandat de la RDC avec succès.
« Le Centre a plusieurs projets, et il y a plusieurs défis à relever pour la République. Nous devons nous y rendre pour honorer notre pays. Nous avons la présidence de l’OHADA, parmi les juges de la CCJA, il y a un juge qui vient de la RDC. Le Congo est le plus grand pays de l’OHADA en termes de démographie, en termes d’étendue. Cela commande que nous puissions relever le défi en descendant en province. Le couronnement de ce que nous faisons se fera par l’éventail que nous ferons à la fin de notre mandat ; c’est-à dire, le Chef de l’Etat nous représente, mais nous devons tous concourir pour que cette réussite de notre présidence de l’OHADA soit reflétée, soit un exemple pour les autres Etats. Le Chef de l’Etat nous représente, mais nous qui sommes chaqu’un dans son domaine, qui sommes en train de promouvoir l’OHADA, nous devons travailler d’arrache-pied. Et c’est ici l’occasion de dire que le pouvoir public doit avoir la magnanimité de pouvoir appuyer des tels projets », a plaidé pour se faire, le Coordonnateur régional du Centre d’Etude et de Promotion de l’OHADA.
Selon les dernières informations recueillies par la rédaction de infos-drpitshumains.net, plus de 350 personnes sont attendues durant ces trois jours de la formation dans la salle Gradi jeune de Kisangani. L’auditoire sera constitué en majorité des avocats, des magistrats, des notaires, des étudiants et des juristes d’entreprise.
Me. Landry Pongo Wonya est auteur d’un peu plus de 17 ouvrages sur le Droit OHADA parmi lesquels, « la saisie immobilière, les comptes bancaires insaisissables au cours d’une saisie attribution des créances, la juridiction présidentielle en droit judiciaire congolais sous l’ère OHADA, le juge congolais des contentieux d’exécution, l’Appel en matière de contentieux d’exécution, les précis des voies d’exécution, les immunités d’exécution etc… ». Il a promis de se faire accompagner de tous ces ouvrages qui seront mis à la disposition des participants.
Joël Diawa
