Kinshasa : Près de 100 morts enregistrés après la pluie diluvienne de ce mardi
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La pluie qui s’est abattu dans la nuit du lundi 12 au mardi 13 décembre à Kinshasa à cause des graves inondations dans plusieurs coins de la capitale de la République Démocratique du Congo. Dans la commune de la Gombe, l’on a enregistré par exemple une terrible inondation sur le boulevard du 30 juin vers le saut-de-mouton de Socimat. Les chauffeurs qui ont emprunté ce tronçon très tôt le matin témoignent que le passage était bloqué par les eaux avant que la route ne soit dégagée vers 8h.
Le croisement de l’avenue des huileries et boulevard triomphal n’a comme d’habitude pas été épargné. Les passagers n’avaient pas d’autre choix que de braver les eaux pour rejoindre centre-ville nous a confié un fonctionnaire au ministre des affaires étrangères qui emprunte cette voie tous les jours.
Plusieurs dégâts matériels sont également enregistrés. L’avenue bypass par exemple a été coupé à deux. Une grande érosion a séparé la route à hauteur du quartier Matadi Kibala dans la commune de Mont-Ngafula.
Au-delà de pertes matérielles, la ville de Kinshasa a aussi enregistré des pertes énormes en vies humaines. Environs une centaine de personnes ont succombées de suite de cette pluie. Les communes de Ngaliema et de Mont-Ngafula sont les plus meurtries avec respectivement 38 et 30 morts.
Sur les 38 décès à Ngaliema il y a 16 au Quartier Pigeon, 9 au Kongo, 1 à Bumba, 9 à Djelo-Binza et 3 au Camp Munganga. A Mont-Ngafula il y a 11 au Quartier Sans fil, 11 à Matadi Kibala, 4 à Matadi Mayo vers la cité Pumbu, 4 vers Musango, 2 à Kimwenza-Gare et 7 dans un autre quartier non autrement identifié ; à Selembao, 12 morts et 25 blessés à Badiadingi, Kifoy et Cité verte ; Kintambo, c’est 5 membres d’une même famille qui meurent électrocutés à Kilimani, à Bandalungwa, 4 morts vers la rivière Makelele et à Limete, 3 membres d’une même famille meurent à Mateba.
La partie Est de la Capitale semble avoir été épargné, mais il faudra signaler quelques inondations à Masina et à N’djili.
Presque chaque année les pluies du mois de décembre causent des grands dégâts matériels et humains, mais celle de cette année semble la plus ravageuse des deux dernières décennies. Gérer c’est prévoir dit-on, fort malheureusement le gouvernement n’a jamais pris des dispositions nécessaires pour anticiper des solutions adéquates à ces catastrophes naturels.
Joël Diawa
