Rebondissement dans le dossier Ferdinand Kambere : Doutes et obscurantisme caractérisent Kabambi et Nyabirungu avant la plaidoirie

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Rédaction :+243817406088

Chaque jour qui passe nous réserve une surprise dans le dossier sous RP. 28.149 dans lequel, Ferdinand Kambere est poursuivi pour tentative de meurtre sur la personne d’Ardant Kabambi.

Au cours de l’audience du lundi 28 février 2022, le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa Gombe a changé la composition. Il a été signalé dans cette audience, la présence d’Ardant Kabambi qui s’est, de nouveau, constitué partie civile, en dépit du retrait de sa plainte au parquet près le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa Gombe ; ainsi que celle du professeur Raphaël Nyabirungu.

Ardant Kabambi lors de l’audience du 28 février 2022
Raphaël Nyabirungu lors de l’audience du 28 février 2022

Ce dernier, cité régulièrement comme témoin quand dans la première phase d’instruction ne s’étant pas présenté, ni n’ayant présenté aucune justification de son absence, a été condamné comme témoin récalcitrant pour 30 jours de servitude pénale principale avec arrestation immédiate, avant de le voir apparaître moins de trente minutes après et bénéficier du rabattement de cette décision sur présentation des excuses pour son retard.

La présence du professeur Nyabirungu en tant que personne clé, citée et par le prévenu, et par la partie civile, a permis à l’opinion de comprendre que le prévenu Ferdinand Kambere Kalumbi qui est détenu depuis plus de deux mois dans la prison de makala, est victime d’un coup monté.

Plusieurs contradictions ont caractérisé les dépositions du témoins et de la partie civile au cours de l’instruction.

Quand le tribunal pose la question au professeur Nyabirungu de savoir si c’est lui qui avait invité Ferdinand Kambere au restaurant Colibri, il répond par le négatif. Il dira que le secrétaire permanent adjoint du PPRD avait été appelé sur la propre initiative Kabambi ; tandis que ce dernier a contesté cette réponse qu’il semble justifier par le poids de l’âge du témoin.

Bien d’autres contradictions entre les deux sur l’arme du crime.

A en croire la victime, Ferdinand Kambere se serait servi d’une bouteille de Heineken remplie de boisson pour le fracasser la tête, alors que selon le témoin, c’était par un mouvement imprévisible et rapide, sans être capable de préciser, si l’objet qu’il prétend projeté, était une bouteille, un verre ou un pichet ?

Et quant à l’intention et la détermination de Ferdinand Kambere de commettre le meurtre sur la personne d’Ardant Kabambi, sans détour, le professeur Nyabirungu répond que cela n’a jamais été question, qu’au contraire, il avait vu le prévenu Kambere tombé par terre.

A cela s’ajoute les aveux de la partie civile qui reconnaît avoir tout fait pour empêcher le prévenu Kambere de quitter le lieu de la scène.

Le tribunal s’est également servi de l’expertise du médecin sur l’examen d’une éventuelle plaie sur la cuire chevelure.

Des explications, là aussi, ambiguë, parce que plusieurs éléments du dossier ( photos et vidéos) montrent que le 22 décembre 2021, quand Ardant Kabambi était reçu pour les examens médicaux, il n’avait pas pareille plaie sur le cuire chevelure qui était saturée et en cicatrisation, alors que l’évènement s’était passé le 20 décembre 2021, soit deux jours avant. Comment peut-on comprendre qu’une plaie puisse se cicatriser au bout des deux jours seulement?

Cette instruction telle qu’elle s’est déroulée, avec ses doutes et contradictions, a suffisamment éclairé la lanterne de la composition.

Les avocats de part et d’autre, n’étant pas prêts pour plaider le même jour, la cause à été alors renvoyée au lundi 07 mars pour plaidoirie.

Eu égard aux éléments du dossier, des contradictions, des doutes et d’obscurantisme qui ont caractérisé les dépositions de la partie civile et du témoin, l’opinion reste convaincue que l’intime conviction du juge tiendra également compte de la réalité de ce tableau tel que peint et ne va pas s’écarter de la vérité, car dit-on, «Les doutes profitent à l’accusé»

Donnes moi les faits et que je te donne le droit. Nous espérons que le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa Gombe étant l’une des juridictions modèles, lors de son secret de délibéré ne se soumettra qu’à l’autorité de la loi et ne cédera guère à une quelconque manipulation.

Merlin Kamalandua