Tripaix/Matete : Le Président Germain Tshiamba rappelle que la protection juridique du nom est une garantie de la stabilité et de la sécurité de l’identité juridique
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Le Tribunal de paix de Kinshasa-Matete a un nouveau président.Germain Tshiamba Nkongolo a renouvelé son serment statutaire ce jeudi 17 septembre 2026 devant plusieurs personnalités du monde judiciaire. À l’occasion, il a axé son allocution sur le nom des personnes physiques en droit congolais : de l’affirmation de l’identité à la protection juridictionnelle à la lumière du code de la famille tel que modifié et complété par la loi n°16/008 du 15 juillet 2016.
Après son renouvellement de serment, le nouveau président du tribunal de paix de Kinshasa-Matete a premièrement remercié Dieu pour cette promotion ainsi que le président de la République et les autorités judiciaires. Ce, avant de déclarer que cette élévation n’est pas un privilège, mais toute une responsabilité.
« Je voudrais donc prendre ici l’engagement de faire de la fonction qui m’est confiée non pas un privilège, mais une responsabilité ; non pas un pouvoir personnel, mais un instrument au service de la justice », a indiqué Germain Tshiamba.
S’agissant du thème autour duquel s’est articulée son allocution, le nouveau président du tripaix/Matete a relevé l’importance du nom, qui, selon lui, désigne tout congolais conformément à l’article 56 du code de la famille de 2016.
« Cet article permet de désigner tout congolais par un nom composé ou de plusieurs éléments. Le nom accompagne l’être humain dès son entrée dans la communauté juridique ; il l’identifie, le distingue, participe à son rattachement familial, permet à l’état de l’identifier, permet à la société de le reconnaître et participe à la construction de son identité sociale et juridique. Le nom n’est donc pas une simple appellation. Il est une composante essentielle de l’identité de la personne. »
A l’en croire, la protection juridique du nom est une nécessité au vu de son importance. Car, il est inscrit dans les documents officiels, permet l’individualisation de la personne et constitue un véritable attribut de la personnalité.
« Cette exigence répond à une nécessité évidente : assurer la stabilité et la sécurité de l’identité juridique », a-t-il rappelé.
S’agissant de l’attribution du nom et la filiation, Germain Tshiamba a indiqué que les articles 59 et 60 résolvent ces questions. Ils stipulent respectivement que ‘’l’enfant porte dans l’acte de naissance le nom choisi par ses parents’’ et ‘’ l’enfant dont on ne connaît ni le père, ni la mère porte le nom qui lui est attribué par l’officier de l’état civil dans son acte de naissance.’’
Et à l’autre problématique de l’adoption, Le nouveau président du tripaix/Matete a relevé que l’adopté peut prendre le nom de l’adoptant. Celui-ci peut également changer le nom de l’adopté avec son accord lorsqu’il est âgé de 15 ans au moins comme le stipule l’article 63 du code de la famille.
Pour la protection pénale du nom de toute usurpation, Germain Tshiamba a évoqué l’article 69 du code de la famille de 2016 qui la garantit, et tout changement ou modification du nom se fait conformément à l’article 58 du même code de la famille.
En définitive, le nouveau président du tribunal de paix de Kinshasa-Matete a invité ses collègues à respecter les lois du pays dans l’exercice de leur fonction notamment pour la garantie de la protection juridique du nom.
Chantal Kabasua Kezza
