29 avril 2026

Kinshasa: le Parquet de Grande Instance de N’djili clôture le mois de mars  par une conférence-débat sur les enjeux juridiques contemporains

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Des thématiques au cœur des mutations du droit pénal

Parmi les interventions marquantes, le Procureur de la République Néhémie Mvulambongo, Chef d’Office du Parquet près le Tribunal de Paix de Kinshasa/N’djili, a développé le thème :
« La preuve en matière pénale à l’ère du numérique : enjeux administratifs et exigence de licéité ».

Dans son exposé, il a insisté sur l’obligation pour le ministère public de respecter strictement la légalité dans la collecte des preuves :

De son côté, le Procureur de la République Emmanuel Amouri Kitenge, Chef d’Office du Parquet près le Tribunal de Paix de Kinshasa/Lemba, a interpellé les participants sur :
« La conception anachronique de l’action publique face aux évidences juridiques », plaidant pour une modernisation des approches judiciaires en adéquation avec les réalités actuelles.

Intervenant également, le Procureur de la République Jonas Kisubi, du Parquet près le TGI/N’djili, a mis en lumière l’importance de la maîtrise des textes juridiques :

« La compréhension approfondie des textes pénaux par l’Officier du Ministère Public constitue une garantie essentielle pour une justice pénale équitable et efficace. »

Le rôle déterminant de la femme magistrate dans l’État de droit

Représentant la Présidente du TGI/N’djili, le juge Nana Epambo a axé son intervention sur :
« L’apport de la femme magistrate dans la construction de l’État de droit ».
Elle a souligné la contribution croissante des femmes dans l’appareil judiciaire congolais, en mettant en avant leur rigueur, leur sens de l’éthique et leur engagement pour une justice plus humaine.

Une initiative saluée et porteuse d’avenir

Prenant la parole pour circonscrire le cadre de cette journée, Marie-Claude Nkulu Mbayo, Premier Substitut du Procureur de la République près le TGI de Kinshasa/N’djili, a rappelé les motivations de cette initiative :

« Le Parquet a tenu à marquer le mois dédié à la femme en créant un espace de réflexion sur le rôle des femmes magistrates du ministère public. Il est essentiel de renforcer nos capacités pour répondre efficacement aux exigences de notre mission. »

Elle a également insisté sur la nécessité d’une mise à jour continue des connaissances juridiques :

« Avec l’évolution de la société, certains comportements jadis tolérés sont aujourd’hui incriminés. Cela impose aux magistrats une remise à niveau permanente afin de mieux qualifier les infractions et administrer les preuves. »

Saluant l’initiative du Procureur de la République Jonas Kisubi, elle a exprimé le souhait de voir ces activités se pérenniser :

« Cette conférence a été très enrichissante. Nous avons même estimé qu’elle aurait pu se poursuivre davantage. Nous exhortons les autorités du parquet à instaurer un calendrier régulier de renforcement des capacités, au bénéfice de tous les magistrats. »

Vers une justice plus adaptée aux défis contemporains

Au-delà de la célébration du mois de la femme, cette conférence-débat s’inscrit dans une dynamique de modernisation de la justice congolaise. Elle met en évidence l’importance de la formation continue, de l’intégration des nouvelles technologies dans la procédure pénale, et de la promotion du leadership féminin dans les institutions judiciaires.

En réunissant réflexion académique et engagement professionnel, le Parquet de Grande Instance de Kinshasa/N’djili réaffirme ainsi sa volonté de contribuer à l’émergence d’une justice plus efficace, inclusive et respectueuse des droits fondamentaux.

Joël Diawa

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