14 décembre 2025

À Durban, Aimé Boji recadre : « Rétablir la vérité pour rétablir la paix »

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Arrivé dans la matinée à Durban, le speaker de la chambre basse du parlement congolais a replacé au centre des discussions la quête de paix dans l’Est de la RDC, rappelant que le pays demeure engagé dans plusieurs processus diplomatiques majeurs destinés à mettre fin à une guerre qui frappe son peuple depuis des décennies.

Devant ses pairs parlementaires de la SADC, Aimé Boji a tenu à clarifier un point fondamental concernant l’accord de paix signé le 27 juin 2025 entre la RDC et le Rwanda. Il a notamment attiré l’attention sur le paragraphe 6.6.1.1 du rapport soumis au Comité exécutif, qui laisse entendre que les FDLR et le M23 auraient conjointement déstabilisé le Rwanda et l’Est de la RDC. Une interprétation « inexacte », a-t-il insisté.

« Il n’y a eu aucune incursion ni action armée des FDLR sur le sol rwandais depuis plusieurs décennies. Les quelques centaines de miliciens encore actifs opèrent exclusivement en République démocratique du Congo, et contre ses intérêts. Les FDLR servent aujourd’hui de prétexte pour justifier les agressions contre notre pays, tandis que le M23 est utilisé comme un véritable cheval de Troie. »

Tout en reconnaissant que les FDLR constituent bel et bien une force négative à démanteler, conformément à l’Accord de Washington, Aimé Boji a exigé que les documents officiels reflètent rigoureusement la réalité des faits, sans approximation ni confusion volontaire ou involontaire.

Il a également rappelé que l’accord de Washington s’inscrit dans la continuité des processus de Nairobi et de Luanda, portés notamment par l’implication personnelle du Président angolais João Lourenço. En parallèle, a-t-il renchéri, « les pourparlers de Doha, engagés entre le Gouvernement congolais et le M23, ont abouti le 15 novembre dernier à la signature d’un Accord-Cadre, première étape vers un accord global visant la paix, la stabilité et la restauration de l’intégrité territoriale de la RDC. »

Malgré ces avancées diplomatiques, les défis restent colossaux. « Les tensions demeurent fortes, notamment du fait de violations graves des droits humains dans les zones actuellement occupées par les forces armées rwandaises et leurs supplétifs du M23 », a martelé le Président de l’Assemblée nationale.

Cette intervention s’inscrit dans la dynamique renouvelée d’une diplomatie parlementaire proactive, devenue l’un des piliers centraux de l’action du Parlement congolais. Laquelle diplomatie qui vise à soutenir les efforts du Président de la République, engagé depuis son accession au pouvoir dans un combat de longue haleine pour mettre fin définitivement à cette guerre qui dure depuis plus de deux décennies.

En portant la voix de la RDC dans les instances régionales, Aimé Boji contribue à rétablir la vérité, renforcer la solidarité africaine et mobiliser les partenaires de la SADC autour d’une exigence commune : la paix, la justice et la protection de la souveraineté congolaise.

Joël Diawa

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