Gangstérisme judiciaire à la Cour d’Appel du Kongo-Central : le Premier Président Calixe Bekanga défie ouvertement sa hiérarchie
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Une scène inhabituelle s’est produite à la Cour d’Appel du Kongo-Central. Suspendu de ses fonctions par la Chambre nationale de discipline du Conseil supérieur de la magistrature, le Premier Président de ladite Cour, Calixe Bekanga, semble pourtant refuser de se conformer à cette décision.
En effet, selon nos informations, le juge Laurent Lukela, désigné pour assurer l’intérim, avait régulièrement autorisé l’équipe du Journal Télévisé des Droits Humains (JTDH) à assurer la couverture médiatique de l’audience de ce mercredi 13 novembre. Mais, contre toute attente, le magistrat suspendu Calixe Bekanga s’est présenté personnellement dans la salle d’audience et a interdit la couverture médiatique, annulant de facto la décision prise par son intérimaire.
Ce comportement a suscité de vives interrogations parmi les observateurs :
« Quel intérêt pousse le Premier Président BEKANGA à s’inviter à une audience alors qu’il est suspendu de ses fonctions ? Pourquoi cette opposition à la présence des médias, précisément le jour où est examinée l’affaire opposant l’ONATRA à la Société AGEMI SARL de Pelé Mongo ? »
Dans la pratique judiciaire congolaise, une suspension signifie l’interdiction formelle de poser tout acte de gestion ou d’autorité. Le fait pour un magistrat suspendu de s’immiscer dans une audience constitue une violation flagrante des règles hiérarchiques et disciplinaires.
Pour plusieurs analystes, cette attitude de défiance de Calixe Bekanga pourrait traduire des intérêts personnels dans l’affaire précitée. D’autres y voient un symptôme du mal profond qui gangrène la justice congolaise, où certains magistrats s’érigent en intouchables, défiant ouvertement les institutions censées les encadrer.
Dans un corps hiérarchisé comme la magistrature, un tel manquement ne saurait passer inaperçu.
Allez-y comprendre…
La Rédaction
