Verdict du procès Mutamba : Me. Joël Kitenge s’inscrit dans une logique dangereuse d’instrumentalisation de la population contre l’autorité judiciaire(Editorial)
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L’audience de prononcé dans l’affaire qui oppose le Ministère Public à l’ex Ministre de la justice Constant Mutamba, initialement prévenue ce lundi 01 septembre a été renvoyé au mardi 02 septembre 2025 a annoncé le Secrétaire Permanant du Conseil Supérieur de la Magistrature. En réaction, l’un des avocats du prévenu semblé contredire une communication officielle.
Il est profondément regrettable de constater que Maître Kitenge, Avocat du prévenu Constant Mutamba persiste à propager des informations erronées, en affirmant que ladite audience de prononcé est prévue pour le lundi 1er septembre 2025. Cette déclaration va à l’encontre du communiqué officiel émanant du Conseil Supérieur de la Magistrature, par la voix autorisée de son porte-parole, le magistrat Théodore Ndumba Kilima, qui a clairement indiqué que l’audience aura lieu le mardi 2 septembre 2025.
Un tel comportement, venant d’un auxiliaire de justice ayant prêté serment devant les magistrats, est non seulement contraire à l’éthique professionnelle, mais frise l’indiscipline. Il s’inscrit dans une logique dangereuse d’instrumentalisation de la population contre l’autorité judiciaire, ce qui constitue une atteinte grave à l’ordre public et à la sérénité des institutions.
Sur le calcul du renvoi d’audience
Il est également consternant qu’un avocat ignore une notion aussi élémentaire que le calcul du délai de renvoi. Un renvoi de cinq jours se compte en jours ouvrables, conformément à la pratique judiciaire. En latin, on parle de dies a quo (le jour du départ) et dies ad quem (le jour d’arrivée), excluant les jours non ouvrables. Le report du prononcé initialement prévu au 27 août vers le 2 septembre respecte donc pleinement ce principe.
Appel aux autorités compétentes
Il est temps que l’autorité ordinale prenne ses responsabilités face à un avocat qui, manifestement, en fait trop. La déontologie ne saurait tolérer des dérives qui nuisent à la crédibilité de la profession et mettent en péril la paix sociale.
Mais au-delà de l’ordre des avocats, il est impératif que les services de sécurité, le gouverneur de la ville, le ministre de l’Intérieur, ainsi que les services de renseignement, soient alertés et prennent les mesures nécessaires pour mettre cet individu hors d’état de nuire pour éviter de perturber l’ordre public et la paix sociale. La justice ne peut être prise en otage par des manœuvres populistes et des discours incendiaires.
La Rédaction
