Plaidoyer pour l’égalité des chances : A quelques jours de la rentrée scolaire, Walim Foundation s’engage pour l’inclusion scolaire des enfants orphelins et sourds-muets à Kinshasa
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En République Démocratique du Congo, des milliers d’enfants parmi les plus vulnérables continuent de se heurter à de sérieux obstacles dans l’accès à l’éducation de base en dépit de sa gratuité. C’est notamment le cas des orphelins de l’orphelinat Bomoko et des élèves de l’Institut pour Sourds-Muets de Kinshasa (ISMK), dont la scolarité est marquée par l’inégalité des chances, le manque criant de ressources et une stigmatisation persistante.
Consciente de cette réalité préoccupante, Walim Foundation a lancé à Kinshasa, un appel vibrant en faveur de l’inclusion scolaire de ces enfants afin de pourvoir les garantir une éducation de qualité, dispensée dans des conditions dignes et équitables.
« L’école doit rester un lieu d’espoir et de construction d’avenir pour tous les enfants, sans exception », a souligné Myriam Waligbia, Présidente de Walim Foundation.

S’appuyant sur les engagements internationaux de la RDC, notamment la Convention relative aux droits de l’enfant et la Convention relative aux droits des personnes handicapées, elle a par ailleurs rappelé la responsabilité étatique et des partenaires sociaux dans la mise en œuvre de mesures concrètes pour assurer l’égalité des chances.
Les orphelins, souvent confrontés à la pauvreté, l’insécurité affective et l’absence de soutien familial, commencent leur parcours scolaire avec un handicap certain. De leur côté, les enfants sourds-muets continuent de subir des préjugés tenaces et un manque cruel de dispositifs adaptés tels que, les manuels spécifiques, les interprètes en langue des signes, ou encore l’encadrement spécialisé.
Pour inverser cette tendance, Walim Foundation recommande une série d’actions prioritaires notamment, ‘’la formation des enseignants aux pratiques de l’éducation inclusive ; la dotation des établissements de ressources pédagogiques adaptées ainsi que le renforcement de l’accompagnement psychopédagogique des élèves les plus vulnérables.’’

L’enjeu reste de taille : favoriser la réussite scolaire, renforcer la confiance en soi, prévenir le décrochage et, à long terme, lutter contre l’exclusion sociale. Une école inclusive n’est pas seulement bénéfique pour les enfants concernés ; elle profite à l’ensemble de la communauté éducative en cultivant la tolérance, la solidarité et l’empathie.
«Investir dans l’inclusion scolaire, c’est bâtir une société plus juste, plus pacifique et plus solidaire », a insisté la Présidente de Walim Foundation.
À travers ce plaidoyer, la Fondation invite les autorités publiques, la société civile ainsi que les partenaires techniques et financiers à unir leurs efforts afin que plus aucun enfant congolais ne soit laissé au bord du chemin.

Ce plaidoyer qui intervient à la veille de la rentrée scolaire 2025-2026, témoigne de l’engagement sans faille de cette organisation sans but lucratif en faveur d’une éducation plus inclusive, et de sa volonté de voir les enfants vulnérables, bénéficiés des mêmes avantages que toute la société sans exception.
Joël Diawa
