Nécessité de l’enregistrement des naissances: les agent de l’état-civil, la santé, de la CNDH et les responsables des ONGDH sensibilisés
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C’est un droit fondamental essentiel à l’exercice de nombreux autres droits. mais minimisé, voire méconnu par la plupart des congolais selon certaines études notamment celle de l’EDS en 2024 ; il s’agit de l’enregistrement des naissances. Au vu de ce constat, le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme(BCNUDH ) s’engage aux côtés du gouvernement congolais à pouvoir pallier à cette problématique.


Voilà ce qui justifie l’organisation du 6 au 7 mai 2025 à Kinshasa, de l’atelier de sensibilisation sur ce droit considéré comme levier important pour l’atteinte des Objectifs du Développement Durable(ODD).
« Si nous impliquons à la sensibilisation de tout et chacun au delà de cet atelier et de coordonner et d’avoir une synergie de nos efforts, nous pouvons dire que nous avons contribué à juguler la problématique du manque d’identité juridique à certain de nos frères et sœurs qui ont les mêmes droits que nous », a déclaré Patrice Vahard, directeur du BCNUDH lors de l’ouverture de ces assises.

L’enregistrement des naissances est loin d’être une simple formalité administrative, c’est une obligation qui permet à tout humain de ne pas être apatride mais d’avoir son identité juridique et de jouir de tous ses droits fondamentaux.
Au vu de la nécessité de ce droit, Patrice Vahard a annoncé la digitalisation de l’enregistrement des naissances dont la phase pilote s’effectuera à la commune de Masina dans le cadre d’un projet d’accompagnement du consortium d’agences onusiennes à l’état congolais sur la réforme de l’état-civil en RDC.
Cette opération vise à « révolutionner l’enregistrement des naissances et la production des statistiques qui sont vitales en vue de contribuer à la réalisation des ODD », a fait savoir le numéro 1 du BCNUDH.
Satisfait de cette initiative et appui du BCNUDH, Maitre Noël Luenda, chef du bureau état civil de la population ville de Kinshasa a invité les participants à l’assiduité et de mettre en place des connaissances apprises pour résoudre le caractère complexe ou les difficultés d’accès aux procédures d’enregistrement des naissances.

Ce droit est garanti par plusieurs instruments juridiques notamment la déclaration universelle des droits de l’homme, convention relative aux droits de l’enfant, pacte relatif aux droits civils et politiques, loi nationale sur la protection de l’enfant et le code de la famille.
Les participants à cet atelier sont les agent de l’état-civil, les agents de la santé, les agents de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et les responsables des ONGDH.
AM
