9 décembre 2025

Lutte contre les violences sexuelles : Les OPJ des commissariats et sous-commissariats de Kinshasa outillés sur la prévention et le suivi efficaces de ce crime.

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Rédaction : +243 817 406 088

Lors de l’ouverture de ces travaux, le directeur du BCNUDH a rappelé que les violences sexuelles sont des crimes graves qui menacent la paix et la sécurité.

« Les violences sexuelles continues constituent un crime grave à la fois du droit international humanitaire et du droit international des droits de l’homme. Plus on les voit, ces violences sexuelles compromettent tous les efforts de paix et de sécurité, parce que ça touche à la vie des personnes qui nous sont les plus chères. Ça devient un outil de guerre, ça déstabilise la société », a dit Patrice vahard.

Au vu du caractère dévastateur que revêtent les violences sexuelles, Patrice vahard trouve impérieux de les combattre ; et dans ce combat, le rôle de l’OPJ s’avère de première ligne pour lutter contre ces crimes. D’où, l’importance de cet atelier de formation :

« Lors de différents entretiens avec les victimes, ces dernières ne cessent de réclamer justice, que réparation leur soit faite. Cependant, le constat est que tout au long de la procédure judiciaire, l’insuffisance et l’incapacité des OPJ a donné des éléments d’instruction tangibles pour aboutir en ce que les auteurs soient libérés ou alors la peine proportionnelle à la gravité de l’acte ne soit pas appliquée…le droit est dit à partir d’un certain nombre d’éléments que les OPJ fournissent lors de la procédure judiciaire. C’est pour cela, il est important pour nous de rester attentif aux cris, aux pleurs, à la déception, mais également aux attentes des victimes. En vous outillant étant dans la lutte contre l’impunité avec les éléments de manière à permettre que le droit soit en faveur particulièrement des victimes », a souligné le directeur du BCNUDH.

Représentante du Commissaire Général de la Police Nationale Congolaise à ces assises, la colonelle Neneh Musavuli a invité les participants à l’appropriation des matières apprises et leur mise en application :

« La PNC étant un instrument au service de l’autorité pour le respect des droits est tenue de se mettre à jour continuellement afin de mieux protéger les droits de chacun et lutter contre les violences sexuelles. C’est pourquoi je vous appelle à une grande assiduité durant davantage les notions dispensées. Cela requiert de la discipline et une application sans faille », a-t-elle indiqué.

Cet atelier de renforcement des capacités qui se tient du 9 au 11 avril 2025 cadre dans la mise en œuvre du communiqué conjoint et son addendum entre les Nations Unies et le gouvernement congolais, lequel communiqué a accouché un plan d’action de la Police Nationale Congolaise pour la lutte contre les violences sexuelles.

AM

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