29 avril 2026

RDC : Avec la nomination de la deuxième vague des magistrats, Merlin Kalamandua suggère au CSM de proposer comme Chefs des juridictions, les magistrats aux compétences de formateur et de manager

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Une décision du Chef de l’Etat saluée par Merlin Kamalandua satisfait de voir le Magistrat Suprême honorer sa promesse. Pour le bon encadrement de ces nouveaux magistrats, le patron de l’agence de communication 24H00 Congo et du groupe de presse Journal Télévisé des Droits Humains suggère au Conseil Supérieur de la Magistrature que lors de ses prochaines assises, de porter le choix sur des magistrats pourvus de compétences de formateur et manager aux fins d’être proposés au Président de la République comme Chefs des juridictions et Parquets.

Premièrement, c’est pour le renforcement des compétences des nouveaux magistrats par la formation continue et le mentorat : « Les nouveaux magistrats doivent être formés aux procédures judiciaires, à l’éthique, et à l’application des lois. Un chef de juridiction ayant des compétences pédagogiques peut mieux les accompagner dans leur intégration ; et un chef formateur peut créer un environnement d’apprentissage où les magistrats plus expérimentés transmettent leur savoir, favorisant ainsi le développement professionnel », a-t-il souligné.

Ensuite, c’est pour la gestion des ressources humaines et l’évaluation des performances car pense-il, « le chef de juridiction doit inspirer et motiver son équipe, surtout dans un contexte difficile où les infrastructures et les ressources sont limitées et sait évaluer les performances de son personnel et mettre en place des plans de développement adaptés ».

Troisièmement, Ce chroniqueur judiciaire soutien sa thèse pour l’amélioration des conditions de travail. Pour lui, Un chef de juridiction qui comprend les défis auxquels ses magistrats font face « peut mieux défendre leurs intérêts auprès des autorités et peut optimiser l’utilisation des ressources disponibles pour améliorer les conditions de travail, malgré les limitations infrastructurelles ».

En fin, en raison de l’adaptation aux changements et défis sociopolitiques, Merlin Kamalandua estime qu’un Chef doté des compétences managériales  et formé à la gestion doit être capable de s’adapter rapidement aux changements et de guider son équipe à travers des périodes d’incertitude et en période de crise, il peut prendre des décisions éclairées pour maintenir l’ordre et la justice.

Le rôle d’un chef de juridiction en RDC étant au-delà de la simple administration de la justice, Merlin Kamalandua voudrait voir à l’œuvre les Chefs des juridictions formateurs et manager « pour assurer le bon fonctionnement du système judiciaire, à la fois par la formation des nouveaux magistrats et par l’amélioration des conditions de travail, malgré les défis infrastructurels ». Il reste à cet effet convaincu que cela contribuera « non seulement à renforcer l’efficacité de la justice, mais aussi à bâtir une institution plus résiliente et respectée ».

Pour rappel, cette deuxième vague de nomination des magistrats fait suite à celle intervenue en 2023. Un peu plus de 5000 licenciés en droit avaient reussi au concours d’admission à la magistrature. Un premier lot composé de 2500 avait été nommé par ordonnance présidentielle. Nommés au grade de substitut du Procureur de la République, ces magistrats devront suivre une formation déontologique avant leur affectation. Avec ces nominations, l’effectifs des magistrats en RDC passe à 8047.

Joël Diawa

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