30 avril 2026

Parquet de Grande Instance de Kinshasa/N’djili : Les magistrats de la promotion 2023 célèbrent une année de leur prestation des serments.

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Ce rendez-vous de savoir a été marqué par deux thèmes principaux autour desquels les débats ont tourné. Il s’agit nomment de ‘’instructions judiciaires et devoirs du magistrat instructeur’’ et celui relatif à ‘’l’éthique et déontologie des magistrats’’.

Le premier a été abordé par le Procureur de la République, Jonas Kisubi, Chef d’office du Parquet de Grande Instance de Kinshasa/N’djili. L’orateur a fait constater que l’examen des dossiers d’instruction ainsi que les différents rapports révèlent que certains magistrats (instructeurs) n’ont pas une connaissance exacte de leurs devoirs.

« Certaines enquêtes, même très importantes laissent à désirer au point que l’on pourrait parfois se demander si certains magistrats ne perdent pas de vue que ce n’est pas aux accusés à prouver leur innocence, mais au ministère public à établir leur culpabilité », a-t-il déclaré.

Il a souligné en outre le fait qu’ « une tendance générale se constate chez les magistrats à se décharger des devoirs d’instruction », qui rappelle-t-il, « entrent dans leurs attributions entant que magistrats instructeurs, sur les officiers de Police Judiciaire ». « Certains magistrats ne se donnent plus la peine d’interroger un inculpé ou un témoin voire un renseignant et c’est généralement l’OPJ qui se charge de mener tous les devoirs. C’est au magistrat instructeur et non à l’OPJ qu’il incombe de faire l’enquête, de mener à bon escient l’instruction », a renchéri Jonas Kisubi.

Le second a été abordé par le Procureur Général près la Cour d’Appel de Kinshasa/Matete. Willy Nzoko est revenu sur les droits et devoirs des magistrats insistant cependant sur la procédure des sanctions disciplinaires d’un magistrat ; le tout sur pied des textes légaux dont la loi portant statut des magistrats et celle portant statut des agents de carrière des services publics de l’Etat.

Une journée riche en échange, une valeur ajoutée qui a permis aux participants de s’enrichir non seulement sur le plan professionnel mais aussi scientifiquement.

« Il est dit qu’un technicien mal formé est plus dangereux qu’un fou armé. Si cela est vrai, est plus vrai autant qu’un magistrat déontologiquement non appliqué est plus dangereux que l’empereur romain Caligula…. l’éthique et déontologie constituent le repère, mais aussi la lampe pour le magistrat, raison pour laquelle nous avons organisé cette journée invitant la hiérarchie pour éclairer notre religion quant à ce, afin d’avoir un  parcours professionnel au point. Nous avons eu une religion éclairée, le Procureur Général et le Procureur de la République ont eu à répondre à nos préoccupations qui du reste sont foncièrement importantes par rapport à notre carrière », s’est satisfait le substitut du Procureur de la République Trésor Mugisho renchérit en outre par sa collègue Sarah Kasema :

« Je ne sais pas s’il existe un autre superlatif plus que satisfaction pour qualifier cette journée ; mais nous sommes foncièrement et absolument satisfaits parce que l’objectif a été atteint à ce jour. Nous venons d’entrer dans ce corps et… savions que le premier pas dans toute discipline est difficile. Nous ne voulions pas continuer à tituber, voilà pourquoi nous avons organisé cette journée en vue de recevoir auprès de la hiérarchie, les béquilles pouvant nous permettre de bien cheminer dans cette carrière qui est du reste noble ».

Le substitut du Procureur de la République Fiston Ngalamulume estime par ailleurs qu’elle a été bénéfique pour eux sur le plan non seulement festif mais sur le plan scientifique :

« …Dans la magistrature, il faut toujours observer la déontologie et l’éthique qui nous cadrent. Il a été question pour nous d’apprendre parce qu’il y a des gens qui ont commencé avant nous, qui ont de l’expérience. Ils ont été invités par nous pour nous apprendre de quelle manière devons-nous nous comporter », a renchéri cet officier du Ministère Public.

Pour le Procureur de la République Jonas Kisubi Bantuikoko du parquet de Grande Instance de Kinshasa/N’djili, c’était aussi une opportunité de passer à un bilan pour la prestation de ces magistrats (promotion 2023) sur le plan professionnel et sur le plan éthique et déontologique.

Joël Diawa

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