4ème cycle de l’EPU: la RDC félicitée pour l’évolution de son cadre normatif et institutionnel en matière de promotion et protection des Droits de l’homme
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Le quatrième cycle de l’Examen Période Universel (EPU) s’est tenu ce mardi 5 novembre à Genève au conseil des droits de l’homme des Nations Unies. La République Démocratique du Congo qui fait partie des pays membres de l’ONU y a pris activement part et a été félicitée par ses pairs pour l’évolution de son cadre législatif et institutionnel en matière de promotion et protection des droits de l’homme. A cette même occasion, plusieurs recommandations lui ont été faites pour l’amélioration de sa situation des droits de l’homme.
Au cours de ce dialogue interactif avec le groupe de travail de l’EPU, les 193 pays membres de l’ONU ont salué la mise sur pied par la RDC, de plusieurs lois protégeant les droits de l’homme notamment, la loi organique n°22/033 du 3 mai portant protection et promotion des droits de la personne vivant avec handicap, la loi n°22/030 du 15 juillet 2022 portant protection et promotion des droits des peuples autochtones et pygmées et la loi n°23/027 relative à la protection et à la responsabilité du défenseur des droits de l’homme, des institutions de protection des droits de l’homme comme le ministère en charge des personnes vivant handicap et autres personnes vulnérables et la FONAREV.
En dépit de cette évolution normative, ce groupe de travail a formulé plusieurs recommandations Kinshasa en vue de l’amélioration de sa situation des droits de l’homme. Il s’agit notamment de la ratification du deuxième protocole du pacte relatif aux droits civils et politiques, de la levée de moratoire sur la peine de mort, du renforcement de l’indépendance de la justice, de l’amélioration de l’accès à l’éducation des enfants particulièrement ceux se trouvant dans les zones des conflits, du renforcement des mécanismes de lutte contre la torture, l’impunité, la corruption, la pauvreté, et de poursuivre avec le programme de la couverture santé universelle.
Face à ces recommandations, la Ministre congolaise des droits humains a rassuré que « le comité interministériel des droits de l’homme va élaborer un plan de suivi des recommandations. » « Il travaillera en collaboration avec les différents ministères sectoriels, la Commission Nationale des Droits de l’Homme et la société civile», a affirmé Chantal Chambu Mwavita selon qui, « la RDC réaffirme de respecter les engagements en matière des droits de l’homme et va poursuivre des réformes engagées pour la protection des droits de l’homme. »

A Kinshasa, l’activité a été suivie en direct grâce à la visioconférence organisée par le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme. Y ont pris part, les cadres de la CNDH et associations de défense des droits de l’homme. Fidélité Ntiroranya, représentante du directeur de cette agence spécialisée de l’ONU en RDC a invité les congolais chacun en ce qui le concerne à s’engager pour l’application des recommandations issues de ces travaux.

« Je suis persuadé que le pays pourrait compter sur votre engagement personnel pour accompagner le processus de mise en œuvre et suivi des recommandations qui émanent de cet examen », a-t-elle indiqué.

L’Examen Période Universel est un mécanisme créé par le conseil des droits de l’homme des Nations Unies qui se tient une fois tous les 4 ans et demi. Il constitue un cadre de coopération et de dialogue constructif. Il est un processus dirigé par les Etats qui examinent le respect des obligations et des engagements en matière des droits de l’homme des 193 pays membres de l’ONU. Ce cadre permet en outre aux Etats de présenter les mesures prises pour améliorer leur situation des droits de l’homme tout en assurant l’universalité, l’objectivité et la non sélectivité dans l’examen.
AM
