30 avril 2026

RDC : L’affaire du journaliste Patrick Lokola fixée au Tribunal de Paix de la Gombe. Tout savoir sur les faits mis à sa charge

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L’affaire est envoyée en fixation au Tribunal de Paix de Kinshasa/Gombe. Si le parquet a été au départ saisi sur plainte de Christian Lusakueno, dans le cadre de sa mission de recherche des infractions, il s’est en outre saisi d’officie  sur d’autres faits. Au total, neuf griefs sont mis à charge du prévenu. Le parquet s’est assis sur certaines affirmations publiées par le prévenu dans les réseaux sociaux dont voici certaines :

« La descente aux enfers de top Congo a commencé le jour où Lusakueno et ses dupons avaient diffamés  tata cardinal. Comment peut-on vendre sa conscience à 300.000 USD, pour défendre la prédation financière ? Chers compatriotes, sachez que Lusakueno s’est allié avec Nocols Kazadi et que Top Congo a été corrompu avec l’argent des forages pour salir Alingete Jules », « Confusion ou ignorance de la part de Christian Lusakueno de Top Congo, le journaliste SeyGautier éclaire l’opinion induit en erreur avec un seul but de jouer le jeu de la prédation… », « Affaire forage : Nicolas Kazadi alias Papa tito a mis en jeu 1 800 000 USD pour sauver son image. Cour des comptes = 700 000USD, CSAC = 500 000 USD, UNPC= 300 000 USD, Top Congo= 300 000 USD… », « Le CEPAS une fois de plus cité dans un sale coup contre l’intérêt général du pays. Une messe noire s’est tenue jeudi soir dans ses installations pour préparer le point de presse en faveur de Nicolas Kazadi. Comme annoncé, la LUCHA qui a déjà rencontré Nicolas Kazadi en Europe va conjointement animer un point de presse ce vendredi 19 juillet avec les mouvements citoyens et quelques ONG de la société civile pour défendre l’ex-ministre des finances et s’attaquer à l’IGF. Ayant rédigé le plan d’activité, Lusakueno  diffusera en boucle les différentes déclarations sur Top Congo… »

Ces déclarations publiées dans les réseaux sociaux peuvent être constitutives des infractions d’imputation dommageable, faux et usage des faux, du harcèlement par le biais d’une communication électronique etc… si et seulement si, l’inculpé ne parvient pas à prouver la véracité des faits imputés pendant le procès dont la date n’a pas encore été fixée.

Il n’est donc pas question d’un quelconque outrage aux magistrats comme certaines sources l’avaient annoncé. Mais connaissant l’efficacité de Patrick Lokala et ses sources souvent dignes de foi, il va sans nul doute prouver ses affirmations et être acquitté.

Joël Diawa

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