Tribunal de Paix de Kinshasa/Gombe : RDC : Des scandales en scandales. Les justiciables en ont ras-le-bol (enquête de la rédaction)
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Alors que depuis son accession à la magistrature suprême, le Président Félix Tshisekedi mène une lutte acharnée contre la corruption, l’impunité et les antivaleurs s’appuyant sur la justice, gage du développement du pays, il existe malheureusement certains animateurs de cette même justice qui jettent de l’opprobre à ce noble combat.
Au jour d’aujourd’hui, il existe certes, dans le corps de la magistrature, certains chefs des juridictions qui s’engagent à exécuter à la lettre la ligne de conduite, cette vision édictées par le Président Félix Tshisekedi afin de bâtir un véritable Etat de Droit. Mais en dehors de ces magistrats compétant et épris d’une justice juste et équitable, il existe aussi ceux qui restent entés par les vieux démons, cloitrés dans des vieilles habitudes, se distinguant par la corruption et l’égoïsme.
L’affaire sous RC 13.307/VI opposant les parties Justin Inzun Embo à Dorcas Voka Luyindula en est une illustration parfaite. Il s’agit d’une affaire de divorce à l’issue de laquelle, le président de ce tribunal qui a délégué un magistrat pour siéger dans cette affaire, a dans son ordonnance, accordé la garde d’un nourrisson de 6 mois au père. Alors qu’après instruction et plaidoirie, il a été constaté que la mère de l’enfant n’était frappé d’aucune interdiction et c’est à quelle que devait revenir la garde.
Interrogé à ce sujet, Maitre Liévin Gibungula Lumbidi, reste catégorique : « Non le père ne peut pas prendre la garde » a-t-il répondu. Bien-sûr qu’aucune disposition de la loi ne l’interdit, mais poursuit-il, « la jurisprudence est abondante et claire à ce sujet affirmant qu’un enfant âgé de moins de 5 ans n’a que sa mère qui reste comme l’unique personne qui peut lui apporter l’affection voulue, le lait maternel et tous les besoins nécessaires pour son épanouissement. Ainsi, elle demeure la seule personne qui peut obtenir la garde d’un nourrisson (enfant âgé de 0 à 2 ans), bref même la garde d’un enfant âgé de moins de 5 ans ».
Au coordonnateur du collectif des avocats de la ligue de la zone Afrique pour la défense des droits de enfants et élèves, ‘’LIZADEL’’, d’ajouter que dans les cas exceptionnels, le père peut aussi prendre la garde d’un nourrisson en cas « d’absence de sa mère » à condition qu’il « prouve qu’il sera à mesure ».
Les 15. 000 USD versés auraient-ils motivés la décision ?
Au regard de l’analyse cis mentionnée, la mère demeure donc l’unique personne à qui l’on peut accorder la garde d’un nourrisson, chose qui n’est pas le cas dans l’ordonnance rendu par le Tribunal de Paix de Kinshasa/Gombe. Selon les informations recueillies par la rédaction du Journal Télévisé des Droits Humains qui semblent être confirmées dans les couloirs de ce tribunal, la partie Justin Inzun aurait versé la somme de 15.000USD aux fins d’obtenir cette ordonnance que la partie adversaire qualifie d’ « inique ». De quoi alimenter une fois de plus le débat sur la corruption des magistrats ; et à l’opinion de s’interroger : « n’est-ce pas le magistrat de trois V » dont avait fait allusion Alexis Tambwe Mwamba alors ministre de la justice ? La corruption étant difficile à prouver comme l’avait autrefois évoqué le Premier-Président de la Cour de Cassation, « c’est par les indices qu’elle peut toutefois être décelée ». De quoi s’interroger si cette ordonnance n’est-elle pas un indice de corruption si l’on s’en tient à l’esprit de la déclaration du Premier Président de la Cour de Cassation ?
Un président tout puissant ?
L’affaire sous RC 13.307/VI n’est pas le seul scandale enregistré depuis un certain temps au Tribunal de Paix de Kinshasa/Gombe. Les informations nous rapportées renseignent aussi que le Chef de cette juridiction brille par l’égoïsme et le manque de collaboration avec ses collègues.
Le roulement des audiences en matière répressive affiché à la valve indique que le Président Ngandu occupe à lui seul trois chambres notamment 1, 3 et 1, le lundi , le mardi et le mercredi. « Dans ce cas, il va tomber malade », a froidement réagi le président d’une autre juridiction.

« D’expérience, le chef de juridiction siège dans une chambre appelée soit chambre du président, soit chambre 1. Faites le tour de tour des juridictions et vous verrez que c’est ainsi que ça fonctionne. Je ne vois pas un chef de juridiction siéger dans d’autres chambres », nous a confié un ancien chef de juridiction interrogé à ce sujet lui qui s’est montré désagréablement surpris par ce comportement de son collègue.
La maladie dont souffre la justice que venait d’évoquer le Chef de l’Etat n’est-elle pas symbolisée par ce qui se passe actuellement au Tribunal de Paix de Kinshasa/Gombe ? En attendant les assises du Conseil Supérieur de la Magistrature en avril prochain, l’opinion estime que les autorités sont bien saisies et devront analyser et statuer sur cette question avec promptitude lors de ces assises. C’est de cette manière que cette même opinion sera rassuré que la haute hiérarchie de la magistrature accompagne le Chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo à bâtir un véritable Etat de Droit.
La Rédaction
