16 avril 2024

Kinshasa : Incident au croisement des avenues Kasaï-Kabambare impliquant un magistrat, Tout savoir sur l’affaire

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Rappel des faits

Les faits se sont déroulés le vendredi 16 février 2024 entre 22h et 23h, juste après la forte pluie qui s’est abattue sur Kinshasa. Le magistrat cité dans cette affaire dont nous nous abstenons de citer le nom pour des raisons sécuritaires travaille au tribunal pour enfant de Kinshasa/Gombe. Après le service, faute d’un embouteillage monstre sur l’avenue des huileries, le magistrat décida d’emprunter la route poids lourds, en passant par l’avenue Kabambare. Arrivé au croisement des avenues Kasaï-kabambare allant vers bon marché, un Jeep en provenance de l’avenue Kasaï lui a bloqué le passage.

En dépit des reproches lui faites par tous les passagers, le chauffeur de cette jeep ne bougea guère, bloquant toujours la bande du magistrat qui est descendu pour en parler avec la dame qui s’y trouvait, supposée être propriétaire de la jeep.

Une fois rentrée dans le véhicule, croyant que le problème est résolu, le magistrat était surpris que le véhicule n’ait toujours pas bougé de sa position. Subitement, une autre jeep est venue lui barrer par dernière,  un monsieur qui s’appellerait Moussa non autrement identifié est descendu et a immédiatement commencé à gronder le magistrat en ce terme : «Monsieur, tu sauras que ce pouvoir appartient à nous Kassaïens ».

Le Magistrat lui a dit qu’il était magistrat et que si Moussa continuait avec ses intimidations, il userait de son arme. Moussa rétorqua, « longua kuna, magistrat ya pamba pamba, nga naza na minduki ya minene koleka yo ».

Tirs de sommation ou tirs à bout portant ?

Effrayé et se sentant en danger, le magistrat a demandé à son agent qui était avec lui d’appeler la police. Pendant qu’un policier venait pour la première intervention, des personnes qui étaient à la suite de Moussa ont commencé à menacer le magistrat en en mettant les mains à l’intérieur de son véhicule. Très en insécurité, le magistrat devait trouver un moyen de se tirer de ce lieu, c’est alors qu’il va tirer une balle en l’air afin de se frayer un chemin. Une fois chemin ouvert, il est sorti. Moussa et sa suite commençaient à suivre le magistrat en lui promettant le pire. En avançant, le magistrat a encore tiré deux balles en l’air certainement dans le but de se tirer de l’affaire.

Il sied de préciser en outre que le magistrat n’a jamais tiré à bout portant comme certaines personnes malintentionnées le font croire à l’opinion.

L’enquête de la rédaction du Journal Télévisé des Droits Humains a même été renchérit par le rapport transmis par l’Officier de la Police Judiciaire au procureur du parquet de grande instance de Kinsshasa/Gombe et au Chef hiérarchique du magistrat concerné. Ce rapport qui a succinctement relaté les faits  renseigne que le magistrat était menacé et qu’il  n’a jamais tiré à bout portant.

Difficile de savoir si les deux chauffeurs ont opéré en complicité ou pas, mais il est évident que leur mode opératoire porte à croire qu’il s’est agi d’une opération criminelle qui viserait personnellement le magistrat. Contacté par notre rédaction, la victime dit avoir perdu certains biens de valeur dont son porte-monnaie avait beaucoup d’argent et toutes ses pièces.

De la détention illégale d’arme ?

Le fait pour un magistrat d’être détenteur d’une arme à feu n’est pas une infraction si et seulement si, elle l’a été de manière légale. Tout comme les ministres et les députés, les magistrats civils font partie du cercle très fermé des personnes habilitées à posséder une arme à feu conformément aux dispositions de l’article 19 du statut des magistrats. Contrairement aux militaires et policiers, le fait pour un magistrat d’user de son arme à feu quel que soit les circonstances ne constitue pas une infraction de dissipation des minutions de guerre.

Au demeurant, l’axe Kasaï-Kabambare dans la commune de Barumbu « est une zone très suspecte surtout dans les heures tardives », nous a rapporté un habitant de cette contrée selon qui, « Plusieurs personnes y ont déjà été attaquées dans un passé plus récent ».

Espérant que les autorités tant judicaires que militaires feront de leur mieux pour la sécurisation de ce magistrat, l’opinion attend voir ses bourreaux répondre de leurs actes afin que justice soit faite.

La Rédaction

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