14 décembre 2025

RDC-soutien aux victimes de torture: Malgré des efforts enregistrés, la situation de la torture demeure préoccupante

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Instituée par la résolution 52-149 du 12 décembre 1997, la journée internationale de soutien aux victimes de torture a été célébrée ce lundi 26 juin à Kinshasa, au cours d’une cérémonie solennelle organisée par le ministère des droits humains en collaboration avec le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’homme(BCNUDH).

L’institutionnalisation de cette journée n’est qu’une volonté des états du monde pour lutter contre la torture qui constitue   un crime et une préoccupation mondiale majeure rassure le BCNUDH.

« Cette célébration est une occasion de marquer notre détermination commune pour l’éradication de la torture et des traitements cruels, inhumains et dégradants qui sont une négation de la dignité inhérente à l’être humain. elle est également l’occasion pour les acteurs tant étatiques et non étatiques de faire un bilan de la situation de leurs pays, de réfléchir sur les actions à entreprendre pour éliminer totalement cette pratique, continuer à assurer l’application effective de la convention contre la torture, adopter une approche appréciable de défense des droits humains et de promouvoir les valeurs humanistes en se positionnant sur les questions politiques honorables », a dit Erica Bussey, son Directrice adjointe.

S’agissant de la situation de torture en RDC, la société civile, représentée par le président de l’Association Chrétienne pour l’Abolition de la Torture(ACAT), trace un tableau inquiétant.

« En effet, la société civile congolaise observe la recrudescence des actes de torture et des peines ou traitements cruels et dégradants perpétrés dans les zones des conflits armés, pendant les manifestations politiques et dans des lieux privatifs de liberté », a regretté  maitre Bernard Katumba, représentant de la société civile.

Le taux élevé de la torture est constaté dans des zones à conflits armés. À entendre l’auditeur général des Forces Armées de la RDC (FARDC), Likulia Bakumi Lucien-René, cette ignoble réalité se justifie par « plusieurs entraves à la répression militaire contre la torture notamment les difficultés d’accès pour la justice militaire aux zones des conflits armés où se commettent de nombreux cas de torture ».

L’autre facteur occasionnant la torture en RDC est la surpopulation des milieux carcéraux. Ce constat, selon la vice-présidente de la Commission Nationale des Droits de l’Homme, a poussé cette institution d’appui à la démocratie de lancer un programme pour faire face à cette situation.

« Commencé à Kinshasa, ce programme de désengorgement des centres pénitentiaires et de détention a pu aboutir à la libération de certains détenus en situation irrégulière, notamment de la prison centrale de Makala », dit Me. Joëlle Kona Mbamba.

Pour espérer à l’éradication de la torture sur le sol congolais, le ministre des droits humains Albert-Fabrice Puela a, au nom du gouvernement, appelé à l’implication de tous.

« Il est un fait que tout le monde, à l’instar du président de la République nous devons nous impliquer pour faire du respect des droits humains une préoccupation quotidienne et un idéal », a dit Albert-Fabrice Puela.

Hormis la convention contre la torture et la déclaration universelle des droits de l’homme, la RDC a pu mettre en place la loi incriminant la torture.

AM

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