Le BCNUDH réitère son engagement aux côtés de la RDC pour lutter contre les violences sexuelles en période de conflit

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Le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH), les ministères et organisations de la société civile œuvrant dans le secteur de la lutte contre les violences sexuelles en temps de conflit se sont retrouvés à Kinshasa pour célébrer la journée internationale pour l’élimination des violences sexuelles en période de conflit.

Cette célébration intervient dans un contexte où l’Est de la République Démocratique du Congo est victime de la barbarie des rebelles du M 23 soutenus par le Rwanda. A cause de l’activisme des groupes négatifs, ce coin du pays enregistre un taux élevé des violences sexuelles.

Pour remédier à cette situation noire des violences sexuelles en période de conflit, Abdoul Aziz Thioye, directeur du BCNUDH a émis plusieurs propositions notamment la mise en application du communiqué conjoint de 2013 signé entre les nations unies et le gouvernement congolais pour lutter contre les violences sexuelles en période de conflit et des réformes au sein de l’armée.

«Ce combat ne saurait être gagné uniquement par la mise en œuvre du communiqué et de son addendum. Des réformes profondes sont nécessaires, notamment dans le secteur de sécurité pour renforcer les mécanismes disciplinaires et lutter contre l’impunité au sein des forces de sécurité et de défense, fournir les moyens nécessaires à la justice, aux organisations de la société civile et mettre sur pied un fond de soutien et d’indemnisation pour les victimes sont des mesures qui conviennent à prendre pour consolider les avancées enregistrées jusqu’ici».

Présente également à cette célébration, Chantal Yelu Mulop conseillère spéciale du chef de l’état en matière de la jeunesse et violences basées sur le genre a appelé à l’implication de chaque couche sociale afin de mettre fin aux violences sexuelles en période de conflit en RDC.

« J’adresse mon plaidoyer à chaque institution depuis la primature en passant par chaque ministère, chaque organisation, chaque acteur de jouer pleinement son rôle en s’impliquant activement à la mise en œuvre de la feuille de route de l’addendum au communiqué conjoint pour pouvoir mettre fin à l’impunité des acteurs et assurer une prise en charge holistique effective aux victimes des violences liées au conflit », a-t-elle dit.

Plusieurs autres recommandations ont été formulées par le ministère du genre, famille et enfant et certains participants en vue d’éradiquer les violences sexuelles en temps de conflit en RDC. Notez que la journée internationale pour l’élimination des violences sexuelles en période de conflit est célébrée le 19 juin de chaque année.


AM

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