8 septembre 2026

Arrestation des deux cameramen congolais en Afrique du Sud : l’UNCC appelle à une intervention diplomatique urgente

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Selon les informations en possession de l’UNCC, les deux cameramen faisaient partie de la délégation officielle du Ministère de la Défense nationale qui accompagnait le Ministre de la Défense dans le cadre de sa participation aux activités liées au sommet de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).

Face à cette situation, l’organisation professionnelle dirigée par Merlin Kamalandua a décidé de hausser le ton. Dans une déclaration publiée à Kinshasa, l’UNCC dit exprimer sa « profonde préoccupation et son indignation » et sollicite l’implication urgente des plus hautes autorités congolaises.

L’inquiétude de l’organisation est d’autant plus grande que, selon les informations dont elle dispose, les deux professionnels congolais demeurent privés de liberté par la justice sud-africaine.

Plus préoccupant encore, leur dossier aurait été fixé devant une juridiction sud-africaine et le procès serait susceptible de se tenir ce mardi 25 août.

Une évolution qui surprend l’UNCC, alors qu’une note diplomatique aurait déjà été adressée par la Ministre des Affaires étrangères de la RDC aux autorités sud-africaines. Le Ministère de la Défense nationale aurait, pour sa part, également entrepris des démarches en faveur de ses deux collaborateurs.

Pour l’organisation des cameramen congolais, cette situation nécessite désormais une mobilisation diplomatique au plus haut niveau afin de parvenir à une solution diligente, juste et conforme aux intérêts de la République démocratique du Congo.

Dans sa déclaration, l’Union Nationale des Cameramen du Congo demande au Gouvernement congolais d’intervenir en urgence auprès des autorités sud-africaines afin d’obtenir une clarification officielle, complète et immédiate de la situation juridique et administrative des deux détenus.

L’UNCC appelle en outre à la mobilisation de la diplomatie congolaise, notamment à travers le Ministère des Affaires étrangères et la représentation diplomatique de la RDC en Afrique du Sud, en vue de favoriser un règlement rapide de cette affaire.

L’organisation demande, par ailleurs, que toutes les démarches diplomatiques, judiciaires et consulaires nécessaires soient entreprises afin d’obtenir leur libération lorsque les conditions légales le permettent, ou, à défaut, de garantir leurs droits et d’accélérer leur retour auprès de leurs familles et collègues.

Elle insiste également sur la nécessité de leur assurer une assistance consulaire et juridique appropriée ainsi que toutes les garanties procédurales prévues par la législation sud-africaine et les instruments internationaux applicables.

Au-delà de la situation actuelle, l’UNCC souhaite que les responsabilités éventuelles dans la chaîne de préparation de cette mission soient établies, notamment en ce qui concerne les accréditations et les formalités administratives. Pour l’organisation, l’objectif est d’éviter que pareille situation ne se reproduise à l’avenir lors des missions officielles de la RDC à l’étranger.

L’UNCC plaide ainsi pour la mise en place d’un mécanisme permanent de protection, d’accompagnement et de coordination en faveur des professionnels congolais de l’image et des médias appelés à participer à des missions officielles internationales.

Elle recommande également une meilleure coordination entre les institutions de l’État et les professionnels des médias sur des questions aussi essentielles que les accréditations, les visas, les autorisations de tournage et le respect des exigences légales des pays d’accueil.

À travers cette déclaration, l’UNCC entend rappeler que les cameramen constituent une composante essentielle de la chaîne de production de l’information et qu’ils doivent bénéficier d’un encadrement approprié lorsqu’ils sont déployés dans le cadre de missions officielles.

L’organisation affirme qu’elle restera particulièrement attentive à l’évolution de la situation de ses deux membres et se réserve le droit de prendre toute initiative professionnelle et institutionnelle nécessaire pour contribuer à la défense de leurs droits et à leur retour auprès de leurs familles.

Joël Diawa

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