Présence des enfants à la prison centrale de Makala : l’association Mounia dénonce une violation grave des droits de l’homme et exige le placement de ces derniers dans des structures d’accueil sécurisées.
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C’est en marge de la journée internationale des droits de l’enfant célébrée le 20 novembre de chaque année, que l’association Mounia est montée au créneau pour dénoncer ce qu’elle a qualifié de la violation grave des droits de l’enfant à l’égard de cette catégorie des personnes sans défense.
Agnès Kalonji en veut pour preuve, la présence illégale des enfants à la prison centrale de Makala depuis plusieurs mois pour certains et années pour d’autres.
Une réalité inadmissible pour la RDC qui se veut respectueuse des droits fondamentaux de ses citoyens en général et particulièrement ceux des enfants.
Préoccupée par l’avenir de ces enfants, Agnès Kalonji lance ce SOS à l’intention des autorités compétentes du pays :
« Au nom de mon association Mounia, je voudrais attirer l’attention sur une réalité inacceptable qui frappe les enfants de Kinshasa en 2025. Des enfants sont incarcérés aux côtés de leurs mères, purgeant des peines qui ne leur appartiennent pas. Cette situation viole les droits les plus élémentaires de l’enfant, entre autres, le droit à la vie, à la vie, à la liberté et à l’éducation », a-t-elle indiqué.
Pour la présidente de l’association Mounia, chaque enfant a le droit de grandir dans un environnement sain et protecteur. Le fait que ces enfants partagent les mêmes cellules que leurs mères en détention leur prive de leur enfance ainsi que de leur sécurité. Enfermer donc un enfant pour une faute qui n’est pas la sienne est une atteinte flagrante à sa liberté fondamentale. Cette détention jugée de trop empêche donc l’enfant d’accéder à l’ école et de bénéficier d’une formation scolaire adéquate, deux droits fondamentaux pourtant garantis par les instruments juridiques tant nationaux qu’internationaux a martelé Agnès Kalonji.
Partant du principe selon lequel l’intérêt suprême de l’enfant doit toujours primer, l’association Mounia fait de la situation de l’enfant congolais son cheval de bataille. Elle en appelle à la prise de conscience des autorités du pays pour sauver l’avenir de ces enfants :
« L’association Mounia s’engage à changer la situation. Ce changement passe notamment par la Libération de tous les enfants actuellement détenus avec leurs mères et leur placement dans des structures d’accueil adaptées et sécurisées mais aussi respectueuses de leurs droits et dignité. J’en appelle également à la mise en œuvre des mesures alternatives à l’incarcération pour les femmes ayant des enfants en bas âge et ce, conformément aux recommandations internationales. »
Engagée plus que jamais dans la lutte pour les droits des enfants, Agnès Kalonji dit rester confiante jusqu’à ce que toutes les personnes de bonne volonté s’approprient cette lutte jusqu’à ce que le respect des droits des enfants cesse d’être un slogan mais devienne une réalité au pays de Félix Antoine Tshisekedi.
Chantal Kabasua
