Traite des êtres humains en RDC : Siobhàn Mullally boucle sa visite sous une note alarmante
Rédaction: +243 817 406 088
« Il y a prévalence de la traite des personnes liée aux conflits qui se manifeste à une échelle généralisée et systématique, notamment à des fins d’exploitation sexuelle touchant les femmes et les filles », cette déclaration est de la rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la traite des êtres humains, en particulier des femmes et des enfants. Siobhàn Mullally l’a dite à la clôture de sa visite officielle en République Démocratique du Congo.
Devant les professionnels des médias, Siobhàn Mullally s’est dit alarmée par la persistance de la traite des enfants liée au conflit, en lien avec les violations graves commises contre les enfants notamment les enlèvements, les violences sexuelles, le recrutement et l’utilisation.
Lors des entretiens avec les victimes et survivants de la traite des êtres humains, défenseurs des droits de l’homme, autorités locales et nationales, cette émissaire des Nations Unies a noté que la traite des personnes est une stratégie utilisée par les groupes armés pour contrôler, terroriser et déplacer les communautés, ainsi que pour renforcer et maintenir leur capacité à poursuivre le conflit et d’étendre leur contrôle sur les communautés.
Au cours de son itinérance, Siobhàn Mullally a visité la prison de Makala, quelques centres d’accueil pour enfants et victimes de traite et des violences basées sur le genre, les communes de Limete, Lubumbashi et Kipushi. Les provinces de la partie orientale (Ituri, Nord-Kivu et Sud-Kivu étaient également dans son agenda de visite. Mais l’accès lui a été refusé par les rebelles de la coalition M23/AFC.
Face à ce constat, la rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la traite des êtres humains, en particulier des femmes et des enfants a recommandé notamment le renforcement de l’autorité de l’État sur toute l’étendue du pays et la lutte contre l’impunité.
Après ces constatations, un rapport sera déposé sur la table du secrétaire général de l’ONU, a conclu Siobhàn Mullally.
AM
