RDC : Les délires d’un avocat dans la gestion des biens de la succession Matankumu
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Un avocat a pour mission de défendre, assister, représenter et conseiller son client. L’ordonnance-Loi n°79-028 du 28 septembre 1979 portant organisation du Barreau, du Corps des Défenseurs Judiciaires et Corps des Mandataires en son article 14 qui reprend le serment des avocats dispose : « Je jure de respecter la constitution, d’obéir à la loi, d’exercer la défense et le conseil avec dignité, conscience, indépendance et humanité, de ne rien dire ou publier de contraire aux lois, aux décisions judiciaires, aux bonnes mœurs, à la sécurité de l’Etat et à la paix publique, de ne jamais m’écarter du respect dû aux magistrats et aux autorités publiques. » Par ailleurs, quand l’avocat s’impose pour gérer les biens de son client, cela est une aberration très grave et une faute déontologique et disciplinaire à condamner vivement.
Me. Dieudonné Kimba, puis que c’est de lui qu’il s’agit, avocat au barreau de Kinshasa/Matete, est accusé par la succession Matankumu, de s’imposer à Co gérer leurs biens successoraux sans leur consentement. Tout a commencé dix mois seulement après la mort de Madame Jelina Linyonga, décédé le 7 aout 2024.
« Il (l’avocat) a ouvert la maison en complicité avec le liquidateur à l’insu de tous les héritiers, il a sorti les documents que nous ignorons, il a procédé au morcèlement de la parcelle sans dire aux héritiers la parcelle a-t-elle été morcelée en combien des parties, ni présenter le plan de morcellement, il n’a pas dit aux héritiers le vrai prix de la vente », dénonce les héritiers qui se sont confiés à notre rédaction.
Pire, « tout l’argent issu de la vente a été versé dans son compte privé et c’est lui qui décide de sa répartition », renchérit la même source ; alors qu’il aurait fallu « créer un compte de la succession où les acheteurs verseraient les paiements. »
L’entreprise criminelle, apprend-t-on, serait concoctée en complicité avec le liquidateur et un Co liquidateur ‘’qui n’a même pas été désigné par la famille’’.
Si les faits lui imputés par ces héritiers s’avèrent vrais, ca serait un acte d’immoralité dans le chef de Me. Dieudonné Kimba qui viole ostensiblement le code d’éthique et de déontologie professionnelle ainsi que les lois du pays. Dans ce cas, il serait à décourager et devrait être rigoureusement sanctionné par le Conseil de l’Ordre du Barreau auquel il appartient à défaut des poursuites judiciaires.
Contacté par la rédaction, le concerné a promis de donner sa version des faits.
Affaires à suivre…
La Rédaction
