Santé sexuelle et reproductive: La task force médias des pays francophones réfléchit sur comment ‘’Briser le silence sur les aspects négligés des DSSR’’
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Il s’agit essentiellement des questions relatives aux mutilations génitales féminines et les avortements sécurisés abordées en marge de la célébration de la journée mondiale de la justice sociale.
En effet, les activistes et journalistes engagés pour la cause des droits des femmes de l’espace francophone ont pris part à ce webinaire de sensibilisation et de réflexion sur les enjeux critiques des droits sexuels et reproductifs des femmes en Afrique francophone organisé le 6 mars dernier.
Ce webinaire avait pour objectif principal, d’amener les différents acteurs de cette lutte à s’engager pleinement en faveur de l’élimination des mutilations génitales féminines ainsi que le droit à avortement sécurisé, des questions qui demeurent à ce jour, deux problématiques profondément enracinées dans des contextes socio-culturels et législatifs défavorables aux femmes.
Ainsi, dans l’espace francophone africain, plusieurs pratiques demeurent taboues, certaines sont ignorées, d’autres encore criminalisées avec risque d’exposer les femmes à des violences physiques et psychologiques voire même le manque d’accès à des soins de santé appropriés.
Au total cinq panelistes ont participé activement à cette réunion en ligne tout en présentant chacun son intervention. Aux termes desquels, Landry Adelakoun, Murielle Edoua, Laurence Ahissou, Abdoul Aziz Mandiang et Dieudonné Tougbeto. Respectivement, juriste, militante des DSSR, journaliste et rédactrice en chef à la chaîne ivoirienne ainsi que le spécialiste en plaidoyer sur les DSSR et médecin en santé sexuelle.
Prenant la parole pour sa part, Landry Adelakoum est revenu sur la nécessité de l’harmonisation des textes locaux qui à ce jour, ne sont pas conformes aux engagements internationaux pris par les Etats. À l’instar de la question de l’avortement qui est considérée comme un crime dans certains pays pendant que ces derniers ont adhéré et ratifié librement au protocole de Maputo qui protège la femme en son article 14(2) c
Outre cette intervention, Mme Laurence Ahissou est revenue quant à elle sur les stratégies de communication efficaces pour sensibiliser les communautés aux dangers des mutilations génitales féminines et de l’avortement sécurisé. Cette militante engagée pour la cause des droits sexuels et reproductifs de la femme, a invité les journalistes à la prudence sur le contenu à véhiculer, sur les messages qui mettent beaucoup plus d’accent sur les avantages du recours à l’avortement sécurisé et ses implications, tenant compte des obstacles socio- culturels.
Organisée par le centre ODAS, les participants ont été appelés à conjuguer les efforts pour accélérer l’élimination des mutilations génitales féminines d’ici 2030 et l’accès à l’avortement sécurisé.
Chantal Kabasu
