30 avril 2026

RDC : Après constat avec amertume de la « théâtralisation » du déroulement des états généraux de la justice, les syndicats des Magistrats redoutent que les objectifs poursuivis ne soient pas atteints

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Rédaction: +243 817 406 088

Dans un communiqué conjointement signé, par le Syndicat Autonome des Magistrats du Congo, la Justice Indépendante, le Syndicat Chrétien des Magistrats du Congo et le Syndicat des Magistrats du Congo, tous sont unanimes du constat et rappellent que les assises actuelles des états généraux de la justice font suite à celles organisées du 27 avril au 02 mai 2015 lesquelles avaient formulées 350 recommandations ayant abouties à la mise en place d’une « Politique Nationale de Réforme de la Justice » Pour la période 2017-2026 et « d’un programme d’action Prioritaires », en vue de contribuer à l’amélioration du fonctionnement du secteur de la justice.

Il ressort des statistiques établies à la suite de l’évolution faite par le ministère de la justice et les partenaires techniques et financiers précise ce communiqué, que ces résolutions n’ont été exécutées qu’à hauteur « de 0,8%, soit en dessous de 1% », une situation disent-ils, qui n’a fait qu’ « aggraver le dysfonctionnement décrié de la justice congolaise. »

Les états généraux en cours ont pour objectif poursuit ce communiqué, « d’évaluer la mise en œuvre de la Politique Nationale de la Réforme de la justice, de poser le diagnostic sans complaisance du dysfonctionnement du secteur de la justice et d’identifier les actions à entreprendre pour la bonne administration de la justice. »

Cependant, les syndicats des magistrats du Congo relèvent plusieurs irrégularités dans l’organisation desdits travaux notamment, « le Conseil Supérieur de la Magistrature, organe de gestion du pouvoir judiciaire et les autres acteurs majeurs de la justice n’ont pas été associés dans les présents travaux ; la pléthore des participants estimée à 3500, dont la majorité se recrute parmi les étudiants et les militants des partis politiques ; la très faible prise en charge des participants, en particulier les magistrats venus des provinces ; le fonctionnement occulte du secrétariat technique, dont les membres ne sont pas connus par les participants ; la sélection intéressée et orientée des intervenants et des thèmes développés en panels ; le temps des travaux en atelier réduit à un seul jour, risque de rendre superficiels les débats. »

Tout en saluant la tenue de ces assises, les syndicats des Magistrats de la RDC dit constater avec « amertume » « la théâtralisation de leur déroulement et redoutent que les objectifs poursuivis ne soient pas atteints. »

Par ailleurs, un constat similaire est fait par plusieurs observateurs et participants qui dénoncent la politisation des travaux et l’imbroglio méthodologique.

Joël Diawa

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