30 avril 2026

Tshuapa : Indigné par l’agression d’un Magistrat à N’djolu, Le SYNAMAC en appelle aux sanctions sévères contre les auteurs et commanditaires

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MAGISTRAT
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Etant donné que c’est la énième fois qu’un Magistrat soit agressé dans l’exercice de sa fonction sur instigation des autorités politiques, le SYNAMAC dit se réserver de prier à ses membres se trouvant dans l’insécurité avérée de « se retirer de leurs postes d’affectation » après avoir avisé la hiérarchie dont ils dépendent ainsi que le Conseil Supérieur de la Magistrature car poursuit le communiqué, « la sécurité d’un Magistrat doit être désormais la priorité de son exercice professionnel ».

Le SYNAMAC  demande par ailleurs au Procureur Général près la Cour d’Appel de la Tshuapa de se saisir au plus vite et de réprimer tout auteur ou complice qui a eu à outrager ce Magistrat ; faute de quoi, « il se réserve le droit, pour l’honneur du corps judiciaire, de demander au Procureur Général près la Cour de Cassation d’ouvrir à sa charge, une action disciplinaire avec mesure d’interdiction », s’il échet, pour avoir ordonné la levée de la détention d’une personne poursuivie pour viol d’un enfant de 12 ans suite aux pressions politiques, violant ainsi son indépendance comme maitre d’action publique.

Cet Association de défense des Magistrats place en en outre les autorités judiciaires devant leurs responsabilités en ce qui concerne les conditions sociales des magistrats :

« Les Magistrats qui se sacrifient en rejoignant leur lieu d’affectation sans frais de déplacement, ni frais d’installation, encore moins sans frais de fonctionnement méritent considération, et ne peuvent être le bouc émissaire de certains acteurs politiques qui ne se gênent plus d’exercer leur trafic d’influence. Il est plus que temps que la hiérarchie puisse à son tour s’occuper socialement du magistrat et veiller à protéger son honneur », plaide le SYNAMAC.

Pour rappel, l’administrateur du territoire de N’djolu a été arrêté pour viol sur mineur puis transféré à Boende, après plusieurs mois, il va revenir avec une ordonnance de mainlevée de sa détention. A son retour, il a décidé de s’en prendre aux magistrats du parquet. En plus, le magistrat victime avait arrêté un prétendu agent de l’ANR qui l’avait séquestré dans l’exercice de ses fonctions. En représailles, l’ANR, la police et le territoire ont décidé de s’en prendre aux Magistrats, principalement, celui dont le mandat portait le nom

Joël Diawa

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