40 jours après la disparition de Guy Kitoko Aloma : Merlin Kamalandua rend hommage à un « homme de valeur »
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Quarante jours après la disparition de Guy Kitoko Aloma, la douleur demeure vive au sein de la famille biologique et de la communauté professionnelle des cameramen en République démocratique du Congo. Réunis le vendredi 16 octobre 2026 en la Cathédrale du Centenaire, à Kinshasa, à l’occasion d’un culte d’action de grâce, plusieurs personnalités ont rendu hommage à l’illustre disparu.
Prenant la parole au nom de l’Union nationale des cameramen du Congo (UNCC), son président, Merlin Kamalandua, a livré un témoignage marqué par la tristesse, la reconnaissance et l’espérance chrétienne. Il a notamment rappelé la place qu’occupait Guy Kitoko Aloma au sein de cette organisation professionnelle, où il siégeait au Comité des sages.
« Guy Kitoko Aloma n’était pas seulement un cameraman. Il était l’un des nôtres, un collègue, un frère et un membre du Comité des sages de notre Union », a déclaré Merlin Kamalandua devant l’assemblée réunie pour cette célébration.
Dans son allocution, le président de l’UNCC a souligné la valeur professionnelle et humaine de Guy Kitoko Aloma, qu’il a présenté comme un passionné de l’image ayant gagné le respect de ses pairs. Pour Merlin Kamalandua, le défunt appartenait à cette catégorie de professionnels des médias qui, souvent dans l’ombre, contribuent à témoigner des réalités de la société et à préserver la mémoire collective à travers leurs images.
« Un sage, c’est une mémoire, une expérience, un repère et une voix qui contribue à éclairer les autres », a-t-il rappelé, évoquant le rôle de Guy Kitoko Aloma au sein du Comité des sages de l’UNCC.
Le culte d’action de grâce a également été l’occasion pour Merlin Kamalandua de souligner la place de la foi chrétienne dans l’épreuve du deuil. Sans nier la douleur de la séparation, il a invité les participants à trouver dans la prière et l’espérance en la résurrection la force de poursuivre leur chemin. Dans cette perspective, il a rendu grâce à Dieu pour la vie de Guy Kitoko Aloma, pour les années partagées avec lui et pour les souvenirs qu’il laisse à sa famille, à ses amis et à ses collègues.
Au-delà de l’hommage rendu au disparu, Merlin Kamalandua a tiré de cette épreuve un message destiné à l’ensemble de la corporation. Il a insisté sur la nécessité de renforcer la solidarité entre les professionnels des médias et de faire de l’UNCC une véritable famille, capable d’accompagner ses membres dans les moments difficiles.
« La disparition de Guy nous rappelle que derrière chaque professionnel des médias se trouve une personne, un père ou un fils, un frère, un ami, un être humain qui mérite considération, protection et reconnaissance. »
Évoquant les réalités du métier, il a rappelé que les cameramen sont régulièrement appelés à couvrir les drames, les catastrophes, les accidents et les deuils des autres, alors que leurs propres souffrances peuvent parfois être méconnues. D’où son appel à l’unité et à la fraternité au sein de l’organisation.
« La meilleure manière d’honorer Guy Kitoko Aloma, ce n’est pas seulement de prononcer de belles paroles en sa mémoire. C’est aussi de poursuivre le combat pour la reconnaissance du métier de cameraman, de valoriser les professionnels de l’image et de préserver cet esprit de famille qui doit caractériser notre Union », a insisté le président de l’UNCC.
Quarante jours après sa disparition, cet hommage aura ainsi été l’occasion, pour l’UNCC, de saluer la mémoire de Guy Kitoko Aloma, mais aussi de rappeler l’importance de la solidarité, de la reconnaissance professionnelle et de la fraternité entre les acteurs du secteur des médias en République démocratique du Congo.
Joël Diawa
