22 janvier 2026

Journée internationale des droits de l’homme: la RDC la célèbre avec la deuxième édition du prix Julienne Lusenge

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Plusieurs allocutions ont ponctué cette cérémonie au nombre desquelles, celle du président de la Commission Nationale des Droits de l’homme(CNDH) qui a indiqué que la défense des droits est un devoir de tout citoyen et une obligation républicaine.

« La défense des droits humains n’est pas un acte de bravoure isolée, mais un devoir citoyen, une exigence républicaine et un pillier dans notre démocratie. À la Commission Nationale des Droits de l’Homme, nous savons que protéger les droits humains n’est pas seulement une obligation juridique, mais un impératif moral et un investissement », a déclaré Paul Nsapu.

S’agissant de la situation des droits de l’homme en RDC, Bruno Lemarquis, représentant du secrétaire général de l’ONU, a évoqué le rapport du BCNUDH qui a documenté de janvier à novembre 2025 l’augmentation de 22% de nombre des violations et une augmentation de 28% de nombre des victimes par rapport à la même période en 2024. 87% de ces violations sont commises dans des provinces touchées par le conflit. Une situation alarmante, selon Bruno Lemarquis, qui affecte « l’aide humanitaire. »

Face à ces multiples violations des droits de l’homme, le ministre des droits humains, a appelé la communauté internationale à reconnaître le génocide congolais :

« Lorsque la communauté internationale, à travers les instances attitrées, doit parler de ce qui se passe en RDC, la qualification des faits se limite aux crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Jamais, le mot génocide n’est prononcé. Chaque à ses critères de qualification. Lorsqu’une communauté est totalement ou en partie exterminée, la qualification exacte est le génocide. Avec 10 millions de morts, nous appelons la communauté internationale à l’exactitude de la qualification des crimes de génocide qui se commettent en RDC », a recommandé Samuel Mbemba Kabuya.

‘’Tous les crimes qui se commettent à l’Est ne resteront jamais impunis’’, rassur la première ministre, Judith Suminwa qui a par ailleurs rappelé la vision du chef de l’État centré sur le respect des droits humains :

« Je vous rappelle la vision de son excellence monsieur le chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo en faveur de la promotion et protection des droits de l’homme. Le respect des engagements de notre pays au niveau international et l’organisation du prix Julienne Lusenge illustrent la volonté du gouvernement de reconnaître, de promouvoir et d’encourager le travail des défenseurs des droits de l’homme à travers le pays.»

Au cours de cette célébration marquée par les interludes musicales et théâtrales, Feza Abungulu Balanga a été plébiscité vainqueur de la deuxième édition du concours Julienne Lusenge et primé comme les quatre autres défenseurs des droits de l’homme, tous de l’Est. Ce prix qui encourage les défenseurs des droits de l’homme qui se sont démarqués par leur engagement et dévouement pour la promotion des droits de l’homme.

Cette cérémonie a également connu la participation du ministre d’État, ministre de la justice, les responsables des ONGDH et partenaires internationaux impliqués dans la promotion et protection des droits de l’homme.

AM

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