RDC: Deux ans après son entrée en vigueur, la loi relative à la protection et à la responsabilité du défenseur des droits de l’homme évaluée
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‘’La loi relative à la protection et à la responsabilité du défenseur des droits de l’homme en RDC. Atouts, défis et perspectives’’, ce thème était au cœur d’une table ronde organisée le vendredi 5 décembre 2025 à Kinshasa par l’ONG Alliance pour l’Universalité des Droits Fondamentaux(AUDF) et le Centre Droits Civils et Politiques(CCPR) avec l’appui technique du Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH).

Représentant du Directeur du BCNUDH, Mama Guindo a rendu hommage aux défenseurs des droits de l’homme congolais pour leur engagement jusqu’à obtenir cette loi du 15 juin 2023 qui encadre l’exercice de leurs activités:
« La RDC est à saluer, les défenseurs des droits de l’homme congolais sont à saluer puisqu’ils ont mené une lutte continue pour avoir cette loi pendant plus 23 ans. En ayant cette loi, nous avons une victoire salutaire », a déclaré cet officier du BCNUDH.

S’agissant de l’évaluation de la loi relative à la protection et à la responsabilité du défenseur des droits de l’homme en RDC deux ans après son entrée en vigueur, le président de l’AUDF, a relevé les atouts et défis:

« Il est évident qu’il y a des défenseurs des droits de l’homme qui sont en difficultés. Il est aussi vrai que la loi joue un rôle important dans notre société, la RDC », a indiqué Maitre Henri Wembolua Otshudi.
Pour continuer à garantir la promotion et la protection des droits de l’homme en RDC et une collaboration avec les défenseurs des droits de l’homme, le conseiller du ministre des droits humains, Joseph Khasa a rassuré quant à la disponibilité et la volonté du gouvernement.
« Le ministre des droits humains m’a mandaté pour vous saluer et vous dire que les portes sont totalement ouvertes pour voir comment conjuguer nos efforts pour la promotion et la protection des droits de l’homme. Le ministre des droits humains est entrain de se battre pour voir comment nous pouvons améliorer et travailler en synergie avec toutes les organisations de la société civile , mais aussi les défenseurs des droits de l’homme », a dit Joseph Khasa.

À l’issue de cette table ronde, des recommandations pour garantir de plus en plus un cadre propice à l’activité du défenseur des droits de l’homme ont été formulées notamment la création d’un cadre de concertation entre le ministère des droits humains, la Commission Nationale des Droits de l’Homme et les ONG nationales et internationales, le respect des engagements internationaux, régionaux et nationaux relatifs aux droits de l’homme et de tous les défenseurs des droits de l’homme et la vulgarisation de cette loi auprès des agents et fonctionnaires de l’État.
AM
