Maintien des filles enceintes dans les établissements scolaires, Me Liliane Kamwiziku qualifie la décision d’une avancée significative en faveur de la jeune fille.
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Signée par le Secrétaire Général à l’éducation nationale, la note circulaire interdisant aux établissements scolaires d’exclure les filles enceintes est saluée par la présidente de la fondation Liliane K. Bekaola.
Pour Me Kamwiziku Lilianne, cette décision est salutaire du fait de son inclusivité et que dorénavant, la grossesse ne sera plus un motif d’exclusion de l’école de la fille comme auparavant :
« Je salue cette décision non pas pour encourager ce qui est considéré comme des antivaleurs dans notre société ou de la débauche en milieux scolaires mais, plutôt parce que, la plupart des filles, lorsqu’elles tombaient enceintes, elles étaient obligées de stopper leurs études et voyaient leur rêve s’éloigner car, ne pouvant plus avancer dans leurs études à cause de la précocité de leurs grossesses. Elles étaient discriminées et sans aucun soutien, rejetées et abandonnées à leur triste sort. Cette mesure va sans nul doute contribuer à leur redonner de l’espoir en leur permettant d’atteindre leurs objectifs tout en étudiant sans inquiétude. »
Voulant de l’équilibre dans sa prise de position quant à cette décision de l’autorité de tutelle, Me Lilianne Kamwiziku insiste sur le fait qu’elle tende à garantir l’accès au système éducatif dans le cadre de l’éducation inclusive n’est pas à confondre avec un quelconque feu vert à la débauche, les filles doivent prendre au sérieux leurs études et garder leur dignité :
« Je soutiens la scolarité des jeunes filles et je les encourage à ne pas se distraire. Mais si une jeune arrivait à tomber enceinte par viol ou par d’autres voies et qu’elle désire poursuivre ses études, il est souhaitable de lui accorder cette opportunité de ne pas interrompre ses études pour ce motif. »
Engagée dans la cause de la femme et de la jeune fille en RDC, Lilianne Kamwiziku et sa fondation appellent les autorités scolaires à prêter main forte au gouvernement pour la mise en œuvre de cette décision qu’elles jugent salutaire pour cette catégorie de personne longtemps marginalisée dans les milieux scolaires en général et dans le reste de la société en particulier.
Joël Diawa
