Affaire 12 Millions de $ canadiens destinés aux enfants vulnérables : Les ONG saisissent le bailleur des fonds, l’ambassade du Canada en RDC
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C’est une détermination qui est loin de s’arrêter pour les ONG impliquées dans la protection de l’enfance en RDC. Dans les locaux de l’ambassade du Canada ce mardi 24 juin 2025, elles ont déposé un mémo dans lequel elles exigent la clarification dans l’affectation de 12 Millions de dollars canadiens obtenus du bailleur, et initialement destinés aux enfants vulnérables selon leur affirmation ; fonds dont la gestion est assurée par l’UNICEF.
Pour ces structures qui œuvrent au quotidien aux côtés des enfants en situation difficile, l’heure n’est point aux séances de formations de renforcement des capacités des agents et cadres du ministère des affaires sociales, actions humanitaires et solidarité nationale mais plutôt, à l’affectation réelle de ce pourquoi ces fonds ont été alloués partant du plaidoyer fait par les ONG en février 2023 auprès de l’ambassade du Canada.
Fanny Kamweni, quelqu’un Mbanza et autres défenseurs qualifient cette désaffectation des fonds d’une tentative de détournement alors que destinés aux enfants vulnérables. Ils invitent plutôt l’UNICEF qui gère lesdits fonds à privilégier la construction des centres socio-professionnels, la construction des homes pour enfants vulnérables et la prise en charge des enfants dits de la rue non structurels.
S’inscrivant dans la même logique de dénonciation, Maguy Watshinyi, ancienne de la rue affirme avoir été présente lors du plaidoyer de 2023 et du pourquoi de cette démarche :
« Nous avons pris part à cette réunion à l’ambassade du Canada et février 2023. Nous avons présenté notre plaidoyer. Nous avons plaidé auprès du bailleur pour un financement devant permettre aux enfants dit de la rue d’avoir des formations, de se retrouver dans des centres de formation pour leur permettre d’être utiles à la société. Le plaidoyer avait aussi porté sur la création d’emplois des vulnérables pour lutter contre la récidive qui pousse plus d’un à revenir dans la rue et s’adonner aux antivaleurs de tout genre. Lors de cette réunion, nous n’avions pas mis l’accent sur la formation des agents mais plutôt sur la prise en charge des enfants vulnérables », a-t-elle affirmé.
Accompagnées d’un échantillon d’enfants qu’elles gèrent au quotidien dans leurs centres d’hébergement et ceux se trouvant dans les rues, EVAPEV, évangile actif auprès des enfants vulnérables et l’ONG Fraternité anciens et jeunes de la rue promettent de saisir le conseiller du chef de l’État en matière des enfants faisant office coordonnateur du conseil national de l’enfant.
Chantal Kabasua
