9 décembre 2025

Célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse : «Aucun cameraman n’aura droit à une carte de presse sans passer par l’UNCC» (Merlin Kamalandua)

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En marge de cette célébration organisée par la présidence de la République et à laquelle il a pris part, le Président de l’Union Nationale des Cameramen du Congo a accordé une interview exclusive à télévision nationale. Il a remercié le chef de l’État pour « cette marque de considération envers les caméramans» :

« C’est la première fois, lors de journées pareilles, que nous, Cameramen, soyons officiellement représentés. C’est un honneur, une preuve qui démontre à suffisance qu’un opérateur de prise de vue n’est pas un importe qui », a rappelé Merlin Kamalandua.

En cette période où certains territoires de la République Démocratique du Congo sont sous occupation rwandaise, les opérateurs de prise de vue tout comme les journalistes sont exposés travaillent dans des conditions extrêmes. Dans ce contexte, le Président de l’UNCC a invité ses confrères à ne vendre que l’image positive du pays :

« Nous, opérateurs de prise de vue, ces héros dans l’ombre, faisons partie des acteurs principaux, sinon majeurs, du monde de la presse. Il est donc de notre intérêt et de notre droit de bénéficier de cette liberté dans l’exercice de notre métier. Être caméraman, c’est défendre la vérité, montrer sans trahir et éclairer sans détruire. C’est une mission noble que nous accomplissons souvent dans des conditions difficiles. C’est aussi l’occasion pour nous, à l’Union Nationale des Caméramans du Congo, de réitérer notre engagement : celui de ne vendre que l’image positive de notre pays, la RDC, en refusant d’être les amplificateurs de la haine, de la division ou de la manipulation », a insisté Merlin Kamalandua.

Dans contexte d’occupation et où le métier d’opérateur de prise de vue est menacé par la fulgurance du numérique, Merlin Kamalandua a fait une proposition afin de pouvoir éviter les intrus :

« Nous profitons de la présence d’un membre du comité de l’UNPC (Union Nationale de la Presse du Congo ndlr) sur ce plateau pour faire une proposition. Aucun cameraman n’aura droit à une carte de presse sans passer par l’UNCC. Celà éviterait des intrus dans notre métier», a-t-il suggéré.

Le numéro un de Cameramen du Congo a par ailleurs rendu hommage à tous les « vaillants » caméramans tombés sur le terrain, simplement parce qu’ils ne faisaient que leur travail, de « rendre les événements inoubliables ».

Joël Diawa

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